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Dordogne

Logis de France et gîtes ruraux
sur la voie de la collaboration

Les Logis de France de la Dordogne se portent bien, comptent se fortifier en 1997 et avancent quelques initiatives intéressantes. Un dynamisme confirmé lors de l'assemblée générale qui vient de se tenir à Thonac, dans le Sarladais. Parmi les projets : la signature d'une convention avec les gîtes ruraux pour un échange de bons procédés...

Jacqueline Leymarie, vice-présidente déléguée des Logis de la Dordogne, se flatte de la bonne santé de son association. Avec 70 établissements membres de la chaîne, le Périgord confirme la stabilité de ses effectifs, les entrées de nouveaux membres compensant les rares défections. «Nos clients se disent pleinement satisfaits de nos prestations à 75%, a-t-elle rappelé. Le monde agricole nous donne des leçons tous les jours. Nous devons faire encore mieux et surtout préserver et développer notre partenariat avec le Conseil général.» Un dernier point très important : l'assemblée départementale (représentée par son vice-président délégué et président de l'association, M. Bourgeois) débloque chaque année quelque 250.000 F pour les Logis, au titre des subventions pour les bonifications d'intérêts d'emprunts (sur un budget global de 702.000 F).

Promotion

Pour la présidente, l'optimisme va de pair avec les actions concertées. Des actions principalement basées sur la promotion du département qui se traduisent cette année par la reconduction de la semaine gastronomique de Paris, à la Maison du Périgord ; l'organisation de la finale régionale du concours de cuisine des Logis, vraisemblablement à l'Ecole de Savignac ; la mise en place définitive de la centrale de réservations ou encore la signature d'une convention avec les gîtes. Ces efforts de promotion porteront également sur les enfants, par le biais d'un petit fascicule illustré par un dessinateur de BD ; sur la diffusion d'un nouveau dépliant, édité à 25.000 exemplaires ; sur une intelligente affichette qui signalera aux clients, le jour de fermeture d'un établissement, les Logis les plus proches ; enfin, sur un projet de «journée hebdomadaire de l'enfant» où le repas sera offert aux plus jeunes.

Ruralité

La Dordogne, pays de tourisme préhistorique, est aussi un pays de tourisme rural. Cette notion, les Logis veulent la prendre en compte pour développer l'hôtellerie traditionnelle. Mais elle passe inévitablement par des accords avec le monde rural, notamment avec les gîtes. Les Logis, soucieux d'une saine concurrence, attendent justement la signature d'une convention qui doit porter sur une coopération de bon aloi : les gîtes, qui font du couchage, sont invités à renvoyer un maximum de clients dans les restaurants à l'enseigne des Logis de France. La mise en place de la convention est difficile à mettre en place, même si l'on note quelques bons échanges de procédés ici ou là.

«Nous représentons un véritable poids dans l'économie du département de la Dordogne. Nos établissements emploient une moyenne de 6 salariés ; ce n'est pas négligeable», a tenu à souligner Jacqueline Leymarie.

J.-C. Cougoule

Jacqueline Leymarie, vice-présidente

déléguée des Logis de la Dordogne, entourée

des représentants du Conseil général (MM. Bourgeois, vice-président

et Brives) et

du bureau de

l'association

(MM. Sautet et Nay).

DANS
LE PANNEAU...

La publicité commerciale n'est pas simple en milieu rural. Poser un panneau pour guider le client vers un hôtel ou un restaurant relèverait même parfois du parcours du combattant. Le sujet a été exposé au cours de l'assemblée des Logis de la Dordogne, après une sanction infligée par l'administration à un professionnel de la région. Un cadre réglementaire existe pourtant, mais il ne serait pas appliqué par tout le monde, notamment pour le fléchage des monuments ou sites historiques. La loi du 29 décembre 1979 interdit les préenseignes hors agglomération, en même temps qu'elle admet (article 18) des dérogations : «Pour signaler les activités particulièrement utiles aux personnes en déplacement, ou liées à des services s'exerçant en retrait de la voie publique, soit en relation avec la fabrication ou la vente des produits du terroir par des entreprises lo-cales.» Ces dérogations ont été confirmées par le décret du 24 février 1982 qui autorise des préenseignes «qui ne peuvent être implantées à plus de 5 km d'une agglomération ou du lieu où est exercée une activité. (...). Distance portée à 10 km pour un monument historique». Il ne peut y avoir plus de quatre préenseignes pour un monument historique, un hôtel, un restaurant et plus de deux pour un camping ou la vente de produits du terroir.

Or, en Dordogne, les dérogations friseraient parfois l'illégalité : on cite, par exemple, le fléchage très large de Lascaux II. Mais le site n'est qu'un fac-similé, la grotte préhistorique ayant été fermée au public pour raison de conservation. Une reproduction ne serait donc pas, d'aucuns en tout cas le pensent, un site historique !

Le Conseil général (qui participe largement au fléchage) a promis de se pencher sur le problème et l'association des Logis de défendre ses adhérents, pour qu'ils ne tombent pas dans le panneau...



L'HÔTELLERIE n° 2511 Hebdo 22 mai 1997


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