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Nancy

L'Hôtel de la Reine retrouve sa couronne

Après plusieurs années de disette, la Lorraine abrite à nouveau un 4 étoiles : le Grand Hôtel de la Reine de Nancy a retrouvé ce printemps le rang perdu en 1987, dans le contexte où les établissements 4 étoiles avaient subi le relèvement de la TVA à 18,6%.

Peu d'établissements méritent le qualificatif «d'institution» autant que celui-ci : depuis 1755, l'édifice se dresse fièrement sur la célèbre place Stanislas, aujourd'hui classée patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Le bâtiment est devenu un hôtel à part entière en 1890 et a pris sa dénomination en hommage à la reine Marie-Antoinette. Depuis, le Livre d'or a vu se succéder les paraphes des grands noms de l'histoire (maréchal Foch, Lyautey, Malraux...). Aujourd'hui encore, le Grand Hôtel de la Reine accueille les artistes de cinéma, de danse et de variétés qui se produisent dans la région. David Bowie, Julia Migenes-Johnson, Patrick Dupont, Johnny Haliday, Eddy Mitchell, pour ne citer qu'eux, y ont séjourné ces dernières années.

Propriété de la ville de Nancy, l'établissement de cinq niveaux est géré depuis 1964 par le groupe des Hôtels Concorde. Celui-ci a investi plus de 50 millions de francs pour conjuguer tradition et modernité. La filiale de la Société du Louvre a réduit de 100 à 48 le nombre de chambres, en agrandissant la surface de chacune (18 à 40 m2) et en les rénovant dans un style Louis XV. «Nous consacrons chaque année environ 1 million de francs au lifting du décor. Aucune chambre ne reste en l'état plus de cinq ans», souligne le directeur Jean Lavalade.

Rénovation permanente

A l'hôtel 4 étoiles s'ajoute le restaurant Le Stanislas, qui détient 1 étoile Michelin. Le cossu bar Le Stan et les six salons, d'une capacité comprise entre 25 et 200 personnes pour un cocktail, permettent à l'établissement d'offrir une gamme complète de services haut de gamme. Sa clientèle se compose majoritairement d'hommes d'affaires et compte environ 35% d'étrangers.

Le Grand Hôtel de la Reine n'échappe pas aux difficultés de la profession : le taux d'occupation a chuté avant de se stabiliser à 47 points en 1996, mais Jean Lavalade espère une remontée à 50 points cette année. L'attrait de la périphérie s'exerce aussi sur sa clientèle, d'autant que Nancy compte 6 étoilés Michelin dans un rayon de 20 kilomètres. «Le prix moyen est certes élevé : 630 francs hors taxes. Nous envisageons de le baisser afin d'augmenter le taux d'occupation, mais modérément : 20 ou 30 francs tout au plus. Le Grand Hôtel de la Reine doit conserver son standing», annonce Jean Lavalade. Standing ne rime pas avec isolement : Jean Lavalade a pris la tête d'une croisade pour la promotion des établissements de qualité en Meurthe-et-Moselle. Il préside le club «54 à la carte» (voir L'Hôtellerie n° 2488) qui réunit à présent 7 hôtels-restaurants, 6 artisans et confiseurs de réputation et le Parc des expositions de Nancy.

M. Nussbaum



L'HÔTELLERIE n° 2510 Hebdo 15 mai 1997


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