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Peut-être le retour au dialogue

Après leur entrevue avec le préfet, les professionels aubois de la nuit renoncent à descendre dans la rue comme il était initialement prévu (voir notre édition de la semaine dernière). Le président Jacky Enfert reste cependant très inquiet quant à l'issue de l'affaire. Consommateurs et patrons de discothèques admettent difficilement la décision préfectorale.

Mercredi 26, le préfet de l'Aube a enfin accepté de rencontrer le président de la chambre hôtelière, Jacky Enfert, et les membres de son bureau. Mais c'était prévisible, Pierre Brisset a confirmé qu'il n'avait pas l'intention de revenir aux anciennes plages horaires pour des raisons de «sécurité». Les bars vont devoir fermer au plus tard à 3 heures et les discothèques à 4 heures, en semaine comme le week-end (les établissements perdent ainsi une heure en semaine et deux heures le week-end). Décision évidemment contestable d'un point de vue commercial puisque les bars concurrencent désormais directement les discothèques et qu'il est fort probable que les clients des discothèques vont, quant à eux, préférer faire un peu plus de route le week-end pour rejoindre des discothèques situées dans d'autres départements bénéficiant, elles, d'une plus grande liberté d'horaire. «Cela fait aussi beaucoup plus de monde sur les routes dans un créneau de temps plus limité», constate un patron de bar.

L'inquiétude est vive, on s'en doute, dans l'esprit des professionnels aubois de la nuit qui voient la saison touristique arriver à pas de géant sans grand espoir d'amélioration. Pour Jacky Enfert, seul élément positif à ce jour, le retour au dialogue amorcé la semaine dernière. Une réunion avec le préfet qui a débouché sur l'annulation de la manifestation prévue le 5 avril et sur la promesse d'une nouvelle réunion avant la saison estivale. Jacky Enfert souhaiterait, en effet, obtenir une demi-heure supplémentaire pour les discothèques pendant l'été.

En attendant la prochaine rencontre, la chambre hôtelière, loin de baisser les bras, a adressé une lettre à l'ensemble des maires du département afin de leur demander un soutien légitime. Une vingtaine d'entre eux ont déjà répondu par l'affirmative. D'autre part, une pétition circule actuellement dans les établissements à l'attention des clients. 3.000 signatures de consommateurs ont été recueillies au cours du week-end.

Sy. S.



L'HÔTELLERIE n° 2504 Hebdo 3 avril 1997


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