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Avec Bénodet en 98

La Bretagne étoffe son parc de thalasso

Maéva et Parabaule investissent plus de 30 MF dans la création d'un complexe hôtel-thalassothérapie à Bénodet. Ouverture prévue en 98.

«Nous avons été charmés par l'aspect attractif de Bénodet. L'implantation du site au coeur même du complexe urbain nous a définitivement décidés.» Bénodet a donc retenu l'attention des responsables de Maéva et de Parabaule. Les deux sociétés, collaborant depuis cinq ans sur La Baule, viennent de renouveler leur partenariat en se lançant dans la construction d'un vaste complexe hôtel-thalassothérapie. Dans la station balnéaire du Sud-Finistère, l'investissement dépasse les 31 millions de francs. L'ouverture des établissements est prévue pour 98.

Maéva, spécialiste de l'immobilier de loisir du groupe Havas, investit plus de 14 MF (achat du terrain compris) dans la construction d'une résidence hôtelière 3 étoiles, comprenant près de 60 appartements. D'une capacité de deux à cinq personnes, ces logements accueilleront indifféremment curistes et non-curistes. Parabaule, exploitant du centre de la thalassothérapie de La Baule, a injecté pour sa part 17 MF dans la création de son huitième centre. Celui-ci pourra accueillir jusqu'à 200 curistes par jour durant toute l'année. De nombreux services y seront proposés : salles de soins, piscine de rééducation, balnéothérapie (bain de mer), fangothérapie (bain de boue), plusieurs salles de musculation, ainsi qu'un service spécialisé dans le domaine postnatal. Une piscine couverte ludique, accessible aux non-curistes, viendra compléter l'ensemble.

MM. Phelippeau et Gautillot, respectivement P-dg de Parabaule et responsable du développement chez Maéva, justifient leur choix finistérien par l'intérêt que leur clientèle porte à la Bretagne. Ces nouvelles structures jouxteront un autre complexe d'animation comprenant un casino et une salle de cinéma. A Bénodet, le projet semble donc bien accueilli, d'autant qu'une cinquantaine d'emplois devrait voir le jour. La municipalité espère de surcroît un allongement de la saison touristique, afin de stimuler l'économie de la commune, dont la population atteint, durant l'été, 20.000 habitants contre 2.450 en hiver.

W. Jaillard

Affaire Aloë en Vendée

Les actionnaires
vont-ils payer la note ?

L'affaire du complexe hôtelier Aloë en Vendée, liquidé en 1991, rebondit. Les anciens actionnaires, pour la plupart des particuliers et industriels locaux, se voient aujourd'hui mis en demeure de payer la note : environ 28 MF.

Le projet avait soulevé l'enthousiasme dans la région des Herbiers en Vendée. Il s'agissait, en cette fin des années 80, de mettre sur pied un vaste complexe hôtelier sur les flancs du Mont des Alouettes, afin d'étoffer le pôle touristique des «Guerres de Vendée», à quelques kilomètres du très attractif Puy du Fou. Dans un élan commun, "comme de coutume avec les acteurs économiques du bocage", souligne un observateur local averti, particuliers et industriels locaux investissent à l'époque dans ce complexe nommé Aloë. Il voit le jour en 1987. Sur deux hectares, l'hôtel 2 étoiles destiné aux séjours prolongés comprend 30 chambres, une piscine intérieure, un restaurant, une salle de sport, une salle multimédia, etc. Coût estimé du projet : environ 14 MF.

Mais le complexe, construit par la société civile immobilière La Primetière (dont les 3.700 parts sont achetées par 39 actionnaires) et exploitée par la société Ouest-Hôtels, provoque de rapides désillusions. L'activité ne durera que quelques mois et la société ne paye bientôt plus le loyer. Le redressement judiciaire intervient en juin 1989 et la liquidation suit logiquement en décembre 1991.

Parallèlement à la procédure civile de liquidation, une procédure pénale aboutit à la mise en examen des trois principaux promoteurs pour malversations financières, dont abus de biens sociaux. En septembre 96, l'affaire a été renvoyée par le TGI de la Roche-sur-Yon devant le Tribunal correctionnel, avant de se retrouver actuellement devant la Cour d'appel de Poitiers. Au greffe de la chambre d'accusation de la Cour d'appel, on se contente de souligner que «l'affaire suit son cours. Le dossier n'est pas terminé».

Reste la procédure civile de liquidation judiciaire. Dix ans après la création de Aloë, le liquidateur judiciaire, Me Dutour, assigne aujourd'hui les 39 actionnaires devant le Tribunal de grande instance de la Roche-sur-Yon afin d'éponger le passif. "Dans une SCI, le passif est garanti par les associés dans la proportion de leur part. Le passif produit était de plus de 30 MF, mais celui admis d'environ 13,5 MF, souligne Me Dutour. Il existe par ailleurs une créance de 15,3 MF, fortement contestée."

Les actionnaires sollicités

A raison de 1.000 francs la part, les associés avaient souscrit "un minimum de 16 parts, pour un maximum de 1.214 parts". Autant dire que ces derniers n'entendent pas assumer le passif. Certains associés, s'étant regroupés, réagissent d'ailleurs vivement. Reprochant l'absence totale, à l'époque, de comptabilité, ils envisagent de revoir, par l'intermédiaire d'un conseiller juridique, l'ensemble des opérations financières de la SCI La Primetière relatives à l'exploitation du complexe hôtelier. Ils ont confié leur défense à Me Choucq. Mais aujourd'hui, l'affaire semble également ralentie. "Le pénal tient le civil en état. Comme la procédure pénale est en cours, la procédure civile piétine", souligne Me Dutour. Depuis, le complexe hôtel-restaurant Aloë a été repris par un professionnel, tout à fait étranger à l'affaire. Heureux homme...

O. Marie

Côtes-d'Armor

Les hôteliers profitent des grandes marées

Opération originale à Perros-Guirec dans les Côtes-d'Armor. Une douzaine d'hôteliers, en partenariat avec l'office du tourisme local, proposent un forfait spécial "grandes marées". Essentiellement hors saison, cette initiative s'applique pendant les marées à fort coefficient, "du 10 janvier au 16 novembre, avec une interruption du 10 mai à la mi-septembre. Il n'y a pas de coefficient inférieur à 110", explique Gérard Basly, directeur de l'office du tourisme. Point d'orgue de l'opération, les 10 et 12 mars avec un coefficient de 119.

Le forfait hôtelier s'articule donc autour d'une formule en demi-pension sur le week-end comprenant l'hébergement, un repas gastronomique de fruits de mer et la mise à disposition des clients d'une épuisette et d'un panier à crevettes. En option, les clients peuvent profiter de sorties guidées expliquant le fonctionnement des marées et abordant la faune et la flore du littoral. "Nous visons essentiellement une clientèle régionale, mais également parisienne." Et à ceux qui croiraient que les pêcheurs à pied ne fréquentent pas les hôtels, Gérard Basly sort un argument de poids, "plusieurs personnes ont déjà profité de l'opération en choisissant les 3 étoiles". Les établissements proposent des tarifs allant de 708 francs pour les non-classés, à 1.158 francs pour les 3 étoiles.

Cette opération devrait s'installer dans le temps. "Il existe une belle complicité avec les hôteliers qui consentent des tarifs intéressants", ajoute Gérard Basly.

O. M.



L'HÔTELLERIE n° 2502 HEBDO 20 mars 1997


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