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A la FNIH

Vice-président or not ?

Alors que les élections pour la présidence de la FNIH sont fixées au mois de septembre prochain, aucun candidat ne s'est encore officiellement déclaré, malgré l'enjeu que représente aujourd'hui la conduite de la principale organisation professionnelle des CHR. Certes, les supputations et les rumeurs vont bon train, ce qui est tout à fait normal en bonne démocratie.

Mais si les hésitations perdurent, c'est en partie en raison d'un problème statutaire dont il faut rappeler l'origine afin d'éclairer la situation présente : l'obligation de candidature conjointe aux postes de président et vice-président fédéral (Article 12 des statuts de la FNIH) ne simplifie pas la tâche des candidats en quête d'un «ticket» crédible.

Il est nécessaire de rappeler en quelles circonstances fut créé, en 1983, le poste de vice-président.

Au cours d'un congrès destiné à désigner un nouveau président en remplacement de M. Alphonse Roustan, démissionnaire six mois plus tôt et de nouveau candidat à la réélection, pas moins de six prétendants auraient alors sollicité les suffrages des délégués départementaux de la FNIH.

L'exigence d'une majorité absolue de voix au premier tour conduisit tout naturellement à un second scrutin entre les deux candidats les mieux placés. C'est alors que Jean Blat, opposé à Alphonse Roustan pour la présidence fédérale, exprima un honorable souci de rassemblement. Afin de gommer les querelles nées de la campagne électorale, le candidat du SNRLH proposa que les deux compétiteurs du deuxième tour se présentent avec un candidat à la vice-présidence, institution nouvelle, choisi parmi les quatre éliminés du premier tour.

Peu s'en souviennent, mais c'est ainsi, en avril 1983, que Jean Blat fut élu à la présidence de la FNIH, avec pour vice-président un outsider peu connu, Jacques Thé.

Une institution
évolutive

Le tandem Jean Blat-Jacques Thé fonctionna sans problème apparent jusqu'à la déclaration de candidature de ce dernier dès octobre 1986 pour l'élection de novembre 1988, ce qui lui permit de se positionner avec plusieurs longueurs d'avance comme le patron virtuel de la rue d'Anjou dès avant l'onction du suffrage. La manoeuvre était habile, même si elle fut modérément appréciée par le détenteur du poste.

Il fallut toutefois à Jacques Thé trouver également un colistier pour faire équipe, l'équilibre géographique et professionnel le conduisant tout naturellement à choisir un «Parisien», en la personne de Jean-François Veysset, un proche du président sortant, non rééligible, Jean Blat. Le choix de Jacques Thé pour l'élection de novembre 1988 à Lille se révélait un modèle de diplomatie syndicale. Homme de dossiers davantage que de communication, spécialiste de longue date, à la FNIH, des redoutables questions sociales qui empoisonnent épisodiquement la vie syndicale, Jean-François Veysset adopta au poste de vice-président un profil de discrétion et de travail technique. Moins tribun que Jacques Thé, moins «politique» sans doute également, il se cantonna dans un rôle de conseiller plus que de véritable numéro deux de la FNIH. La forte personnalité du président Thé, ses actions originales, voire audacieuses comme le rapprochement avec le Groupement national des chaînes, ne laissaient guère de place pour une politique clairement identifiée du vice-président.

Vers quel avenir ?

Alors que les candidatures se cherchent, il faut s'interroger sur la pérennité d'une fonction qui semble aujourd'hui en perte de vitesse. L'expérience et la pratique démontrent que la vice-présidence a surtout fonctionné pendant les trois ans de tandem Jean Blat-Jacques Thé qui suivirent l'élection de 1983. Dès 1986, le futur leader apprend déjà comme un président-bis, avec toutes les difficultés relationnelles d'une telle situation. Quant au vice-président qui accompagna Jacques Thé tout au long de sa carrière à la tête de la Fédération, il dut se contenter de soutenir et d'approuver une politique dont il n'était pas l'initiateur.

Il n'est donc pas inutile, à six mois du prochain scrutin, de s'interroger sur le maintien d'un système qui n'est peut-être pas forcément adapté aux nécessités de l'heure, alors que les décisions sont de plus en plus personnalisées dans le monde syndical, comme dans le milieu politique.

Hôtellerie de luxe

Granada cède
le Plaza-Athénée

Le fonds de commerce du palace parisien passe aux mains d'investisseurs du sultanat de Brunei.

Le groupe britannique Granada, vainqueur de l'Offre Publique d'Achat sur l'empire Forte au début 1996, n'a jamais caché qu'il entendait se défaire de certains éléments composant ses acquisitions et plus particulièrement des 17 palaces Exclusive. Après avoir vendu en décembre dernier le George V au prince saoudien Al Waleed (principal actionnaire de Disneyland-Paris) pour la modique somme de 920 millions de francs, puis plus récemment la chaîne de restaurants d'autoroutes Welcome Break (26 unités) et les hôtels Westbury de Londres et de New York à la société Chelsfield, le nouveau propriétaire de la chaîne Méridien vient de conclure, le lundi 3 mars, une nouvelle cession parisienne.

Granada vient en effet de vendre les intérêts qu'il détient dans l'hôtel Plaza-Athénée, palace situé avenue Montaigne dans le VIIIème arrondissement et dirigé par Hervé Houdré. Concrètement, le conglomérat d'outre-Manche s'est séparé du fonds de commerce de l'établissement (210 chambres et 42 appartements). Ce dernier a été acquis par un groupe d'investisseurs basés à Brunei, via PA Holding France SA. Selon certaines sources proches du dossier, les acheteurs représenteraient le frère du sultan de Brunei, le prince Jefri. La transaction s'est réalisée pour un montant atteignant 45 millions de livres sterling, soit environ 415 millions de francs. A noter que les murs de l'établissement restent pour le moment la propriété de l'UAP.

415 millions de francs pour le fonds de commerce du Plaza-Athénée.



L'HÔTELLERIE n° 2500 HEBDO 6 mars 1997


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