Actualités


Vie professionnelle

Bordeaux

Un bon bilan syndical et la perspective d'un grand congrès

Le Syndicat général de l'industrie hôtelière de la Gironde dresse un bilan plutôt positif de son action en 1996. Une manière de rappeler que l'unité est à la base de tout développement, d'autant que les grands problèmes sont toujours là.

Le SGIH, enfin, prépare d'ores et déjà le Congrès fédéral de novembre, à Bordeaux ; congrès que l'on annonce attractif à tout point de vue...

«Le travail de terrain effectué par le SGIH auprès des chefs d'établissements girondins a permis, malgré le non-paiement de 120 cotisations en 1995 -en raison principalement de fermetures-, d'enregistrer 200 nouvelles inscriptions qui portent la progression à + 7%, soit un total actuel de 720 adhérents. (...). En 1997, nous continuerons à maintenir le contact sur le terrain grâce au travail de notre chargée de mission et par la remise en place de responsables de secteurs. (...). Nous nous impliquerons auprès des enseignants en général pour présenter notre métier. (...). Nous resterons attentifs aux problèmes de paracommercialisme. (...). Nous persévérerons dans la remontée d'informations à la FNIH. (...) ; dans la collaboration avec toutes les structures de promotion et d'accueil. (...).» Autant de bonnes paroles, prononcées par le président Serge Pétoin, qui ont marqué l'Assemblée générale du Syndicat girondin, récemment tenue à Lormont, au siège régional de Ricard, en présence d'une large centaine de professionnels et de nombreuses personnalités : Jacques Thé, président fédéral pour qui c'était un premier adieu ; Christian Sauvage, délégué national au paracommercialisme et président de la Fédération d'Aquitaine ; Marielle Mallet, déléguée régionale au tourisme ; etc.

Pour mieux aborder les problèmes qui persistent, le SGIH a d'abord renouvelé une grande partie de son Comité directeur (39 membres) en faisant rentrer de nouveaux membres, en remplacement de ceux qui ne souhaitaient pas rester, pour des raisons diverses.

Sang nouveau

Le comité a ainsi été en quelque sorte rajeuni et surtout s'est plus largement ouvert à tout le département. Les responsables de secteurs seront de véritables relais de la structure syndicale. Des réunions occasionnelles pourront être organisées dans divers points du département. Un effort qui satisfait le président Thé : «Tous ces gens, qui arrivent au Comité directeur avec de nouvelles idées, veulent se battre pour la défense de la profession. Tout le monde devrait en tenir compte, y compris le gouvernement.»

Car les problèmes, en Gironde, sont les mêmes qu'ailleurs. Au chapitre du paracommercialisme on cite, ici, telle salle de fête où l'on pouvait déguster récemment, pour 120 F, du homard, de la langouste, du chevreuil, du champagne... L'individualisme est, lui aussi, une fois de plus dénoncé. Serge Pétoin a rappelé que le SGIH a mis en place, en 1996, une structure d'aide pour tous ceux qui veulent s'installer ou rénover leur établissement. Sept professionnels seulement se sont manifestés... Quant aux relations avec l'administration, même si, en Gironde, elles ont fait de grands progrès, elles réservent parfois d'aberrantes surprises : un hôtel de tourisme de Bordeaux vient de recevoir notification de son déclassement sans autre explication ! Ce qui fait dire au président Thé : «On a fait la Révolution à cause de l'aristocratie. On est en train d'en préparer une autre avec l'administration. Un hôtelier qui ne sait pas pourquoi il est déclassé, c'est inadmissible comme procédé.»

Optimisme

Si la restauration se bat pour une juste TVA et la reconnaissance du professionnalisme, il semble qu'une embellie s'ouvre du côté de l'hôtellerie. Le secteur saisonnier enregistre une augmentation de 1% en 1996, malgré un début de saison difficile. L'hôtellerie rurale accuse une baisse de 4%, due principalement à la chute de la clientèle étrangère. Par contre, l'hôtellerie de Bordeaux et de son agglomération avance un + 4% de fréquentation. Une situation qui devrait s'améliorer encore en 97-98 avec de grandes manifestations annoncées : salons Vinexpo, congrès Relais & Châteaux, Coupe du monde de football. Mais qui ne fait pas oublier, comme l'a rappelé le président Thé, un autre danger, celui de l'arrivée massive des résidences de tourisme, pour raison de défiscalisation toujours possible.

Contraints à évoluer sans cesse, à s'ouvrir à la formule brasserie, les cafés avancent, eux, pour argument majeur, la convivialité de leurs structures et le savoir-faire des animations. Ainsi, l'opération «Bistrots en Fête» sera reconduite en 1997 (étendue même si possible). D'autant que l'édition 96 avait donné à Bordeaux une médaille d'or nationale. De quoi être raisonnablement optimiste.

J.-C. Cougoule

Jacques Thé, entouré de Marielle Mallet, déléguée régionale au tourisme, de Serge Pétoin et des présidents de branches du Syndicat général de l'hôtellerie de la Gironde (J.-P. Foquet, Claude Clément-Salon et J.-B. Pichardie).

LE RENDEZ-VOUS DE NOVEMBRE

Le SGIH de la Gironde prépare déjà très activement le congrès de la Fédération nationale qui se déroulera à Bordeaux les 12, 13 et 14 novembre 1997. Une date importante pour le syndicat du président Serge Pétoin qui, d'ores et déjà, annonce de grandes manifestations culturelles, syndicales et festives. Jacques Thé y passera le flambeau. Pour l'actuel président fédéral, ce sera en quelque sorte un retour aux sources, puisque c'est à Arcachon qu'il compte prendre un repos bien mérité. Un demi-repos, sans doute. Jacques Thé sait qu'il sera toujours sollicité par ses amis pour quelque conseil ou tout simplement pour évoquer le temps où l'on se bagarrait dur pour défendre la profession et ses propres idées. Il y en a en Gironde qui s'en souviendront de cet heureux temps, comme Christian Sauvage, dont Jacques Thé a dit avec un amical humour : «Chaque homme porte sa croix. Moi, j'ai porté Christian Sauvage !»



L'HÔTELLERIE n° 2499 Hebdo 27 fevrier 1997


L'Application du journal L'Hôtellerie Restauration
Le journal L'Hôtellerie Restauration

Le magazine L'Hôtellerie Restauration