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Actualités


Surcapacité

Le GNC indigné

de la position du ministre

De toute évidence, Gilles Douillard, président du GNC, n'a pas apprécié l'analyse que Bernard Pons faisait de la surcapacité hôtelière dans nos colonnes le 28 novembre dernier. Voici copie du courrier qu'il vient de lui adresser.

Monsieur le ministre,

Prenant connaissance de votre interview publiée dans le journal «L'Hôtellerie» du 28 novembre 1996, nous vous faisons part de l'indignation du Groupement national des chaînes hôtelières quant à l'analyse des difficultés de l'hôtellerie que vous y développez au regard du problème de la surcapacité.

En effet, nous tenons à vous rappeler que les constructions d'hôtels ont été alimentées par un ensemble d'acteurs dont les intérêts convergeaient. Elles ont été créatrices d'emplois et de richesses pour la France et les pouvoirs publics en ont soutenu le développement par un système fiscal incitatif seulement remis en cause par la loi de Finances 1996. Sans leur apport à la profession, notre pays ne serait certainement pas le premier pays au monde quant au nombre de touristes accueillis (60 millions).

S'il existe des «hôtels non rentables» qui «cassent les prix», «polluent l'ensemble du marché et font baisser les taux d'occupation moyens», ceux-ci sont le plus souvent à la dérive face à des problèmes financiers insurmontables. Ils n'appartiennent pas à des chaînes dont l'image de marque impose le respect d'une cohérence tarifaire et de normes qualitatives.

A ce titre, il nous paraît dangereux de prendre les groupes hôteliers comme boucs émissaires des maux d'une profession, ce d'autant plus, qu'aujourd'hui près de la moitié des hôtels affiliés à des chaînes intégrées sont propriétés de commerçants indépendants membres de réseaux de franchise.

Désigner l'hôtellerie de chaînes à la vindicte ne semble pas être la voie pour aider la profession à effectuer la profonde mutation en cours et sortir d'une crise douloureuse.

Vous connaissez la volonté du GNC et de la FNIH pour rassembler la profession et le courage syndical dont ils ont fait preuve dans sa mise en oeuvre. Aussi, vous conviendrez que notre vive réaction à vos propos tient au fait que nous souhaitons préserver ce qui a été construit depuis quelques années.

Nous faisons parvenir une copie de ce courrier au journal «L'Hôtellerie» et restons à votre entière disposition, Monsieur le ministre, pour analyser avec vous la contribution de l'hôtellerie de chaînes à l'hôtellerie française.



L'HÔTELLERIE n° 2486 HEBDO 5 decembre 1996


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