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Édito du n° 3270 du 29 décembre 2011 : "Inventaire"

Vie professionnelle - mercredi 28 décembre 2011 10:31
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C'est bien connu, la formulation des voeux est un exercice convenu qui ne permet guère de faire preuve d'originalité, à moins de forcer le trait iconoclaste ou la proposition provocatrice.

Ce qui n'empêche évidemment pas une profonde sincérité, comme l'ont exprimée les dirigeants des organisations professionnelles qui nous souhaitent (lire pages 4 et 5) une très heureuse année 2012.

Certes, mais sans jouer les Nostradamus de salon ou les économistes de comptoir, il n'est pas certain que le prochain millésime du XXIe siècle s'annonce comme un cru facile à réaliser même si les années compliquées  se révèlent parfois exceptionnelles…à condition d'y mettre beaucoup de coeur, d'enthousiasme et même un peu plus.

D'abord, l'année qui débute sera forcément agitée en raison des élections présidentielles et législatives prévues au printemps prochain, les campagnes électorales étant généralement propices aux promesses les plus démagogiques et aux annonces les plus lénifiantes qu'il faudrait être bien naïf pour prendre à la lettre. Accessoirement, comme nous ne vivons pas en totale autarcie, n'en déplaise aux chantres de la 'démondialisation', il ne faut pas oublier que parmi les grands pays de la planète, les États-Unis, la Russie, la Chine, et quelques autres ont prévu également de renouveler - ou de confirmer - leurs équipes dirigeantes en 2012. La nouvelle année ne sera donc pas un long fleuve tranquille quoi qu'il arrive.

Sur le front de l'économie européenne, rien n'est manifestement réglé pour assurer le retour au calme sur les marchés financiers tant que l'euro ne bénéficiera pas des garanties qu'attendent les investisseurs, alors que l'Italie, la France, mais aussi l'Allemagne seront conduites à émettre des emprunts pour plusieurs centaines de milliards d'euros afin de boucler des budgets structurellement déséquilibrés. Alors que les Anglais et les Américains, tout aussi fauchés que nous, peuvent se financer à moindre coût en raison des garanties qu'apportent la livre et le dollar.

Pour en revenir à la profession, 2012 sera l'année essentielle de la rénovation de l'hôtellerie qui doit réussir sa mutation en accord avec le nouveau classement hôtelier, préalable incontournable pour réussir sur le marché interne et extérieur du tourisme. Pour les restaurateurs, dont l'activité continuera à se développer si les prévisions d'évolution de la consommation se confirment, il faudra s'adapter à une demande de plus en plus exigeante et volatile.

Bref, 2012 s'annonce sans doute passionnante, voire inquiétante, mais certainement pas de tout repos.
L. H.