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Édito du n° 3265 du 24 novembre : "Illusions numériques"

Vie professionnelle - mercredi 23 novembre 2011 14:23
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Alors que le sujet suscite plus d'interrogations que d'approbations, ce qui était au début une sympathique manie de vieilles filles du Minnesota en vacances est devenu un souci pour de nombreux professionnels :pour les chefs, la 'foodographie' est en passe de rattraper le flot d'inepties que doivent subir les hôteliers sur les sites prétendus de commentaires, où c'est davantage Règlements de comptes à OK Corral qu'Au milieu coule une rivière.

Ainsi, le succès croissant de l'application iPhone 'Food Reporter' ne peut être ignoré des restaurateurs, quelle que soit la catégorie de leur établissement. Vous pourrez en découvrir les avantages et les inconvénients dans ce numéro du journal, en même temps que des témoignages de professionnels qui ont eu les honneurs de 'Food reporter'.

Au-delà de ce phénomène qui risque de se développer au fil du temps, il est indispensable pour la profession d'analyser les raisons d'un succès, les moyens d'y participer tout en évitant les pièges tendus par les concepteurs de sites qui, ne l'oublions pas, ont d'abord pour vocation de gagner de l'argent en 'monétisant' des contenus parfois contestables.

Comme il est aujourd'hui impossible de se passer de l'information numérique, qu'il faut absolument affirmer sa présence sur les 'objets nomades' que sont les smartphones, les tablettes, et autres ordinateurs 'ultraportables', qu'il faut animer sa page Facebook, retrouver ses confrères sur LinkedIn et étaler ses états d'âmes sur son blog, l'hôtelier comme le restaurateur sont soumis à une véritable dictature du net dont ils ne décernent pas toujours les multiples avantages à en tirer.

S'opposer frontalement est évidemment impossible, et comme le souligne l'un des chefs interviewés (Alexandre Gauthier, La Grenouillère à Montreuil-sur-mer, dans le Pas-de-Calais) : "Cela démocratise la cuisine, cela donne de la visibilité, c'est génial que notre métier attire autant de passionnés, notamment des jeunes."

Certes, mais il faut également mesurer les risques de dérives inhérents à toutes les formes d'expression sans contrôle qui se sont développées sur la Toile. Confusion des genres, approximations, dénigrement systématique, règlements de comptes, amateurisme confondant de nombreux intervenants qui se prennent pour des professionnels de la communication, quand il ne s'agit pas d'usurpation du métier de journaliste, la liste est longue des détournements que génère la sphère numérique.

Aux professionnels d'exploiter les possibilités infinies de ce formidable outil du net, sans naïveté ni excès de méfiance, mais sans trop d'illusions non plus.
L. H.