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Édito du n° 3263 du 10 novembre 2011 : "De sang-froid"

Vie professionnelle - mercredi 9 novembre 2011 14:17
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Au lendemain de l'annonce du plan de rigueur par le Premier ministre, le CAC 40 ouvrait en hausse de 1,64 % après une mauvaise semaine due aux rebondissements inattendus du G20 cannois.
Même si la politique de la France "ne se fait pas à la Corbeille", pour reprendre le mot du général de Gaulle, elle est aujourd'hui plus que jamais soumise à des impératifs économiques et financiers planétaires qu'il serait suicidaire d'ignorer.

Voilà pourquoi l'opinion publique grogne, le contraire eût été surprenant, après l'annonce d'une seconde vague de mesures de rigueur voire d'austérité destinées à rétablir la crédibilité de nos finances publiques mises à mal par des décennies d'inconséquence et d'incompétence bureaucratique.
Et comme il fallait s'y attendre, le Gouvernement a concocté un 'plan anti-déficit' auquel l'ensemble de la collectivité nationale est invité à contribuer.

Pour la profession, c'est encore une fois la TVA qui fait débat, ce "génial" impôt (mais si) que tout le monde paie à chaque fois qu'il consomme un bien ou un service. Un débat qui est loin d'être une nouveauté, les premières revendications d'une baisse de la TVA sur la restauration remontant à …1995, pour aboutir en 2009 au nirvana du 'taux réduit' à 5,5 %.Or, comme le Premier ministre a pris soin de le préciser, c'est ce 'taux réduit' qui passe à 7 % à partir du 1er janvier prochain. Ce qui ne peut s'assimiler à une mesure destinée à stigmatiser une profession, les éditeurs de livres comme les entrepreneurs du bâtiment, les chaînes de télévision à péage comme les salles de cinéma et bien d'autres étant soumis à cette hausse somme toute modeste destinée à nous mettre au niveau du taux réduit allemand, la 'convergence fiscale' entre les deux pays faisant partie des priorités dans la consolidation de l'euro.

C'est pourquoi il n'est pas forcément légitime d'afficher un catastrophisme en forme de menace à peine voilée sur l'emploi et les rémunérations, d'autant que les salariés ne sont en rien responsables de cette décision. Et il serait dommageable pour l'image de la profession comme pour son attractivité de défaire des accords laborieusement élaborés dans le cadre du contrat d'avenir signé après le passage de la TVA à 5,5 %. Seuls les hôteliers peuvent considérer qu'après la taxe très ciblée dont ils ont été l'objet cet été sur les chambres à partir de 200 € la nuitée, ils préféreraient ne pas servir systématiquement de variable d'ajustement.

Et pour prendre la mesure exacte de l'impact de cette hausse, il suffit d'un calcul très simple : le différentiel de TVA de 1,5 % sur une addition de 50 euros correspond à…75 centimes.
Pas de quoi perdre son sang froid, sans oublier que d'autres mesures plus douloureuses attendent l'ensemble des citoyens de l'Hexagone, comme le gel du barème de l'impôt sur le revenu sur lequel les médias sont particulièrement discrets.
L. H.

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