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Édito du n°3261 du 27 octobre 2011 : "Coup d'arrêt"

Vie professionnelle - mercredi 26 octobre 2011 15:11
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Même si l'affaire n'a pas capté l'attention des médias trop occupés par les multiples scandales  qui 'sortent' pratiquement chaque semaine et permettent d'alimenter la chronique sans trop de fatigue, le jugement rendu par le tribunal de commerce de Paris à l'encontre des sociétés du groupe Expedia mérite une attention particulière de la part de la profession.

Comme vous avez pu en lire les détails dans L'Hôtellerie Restauration n° 3259 du 13 octobre dernier, il n'est pas utile de revenir sur les attendus d'un jugement qui offre enfin une base juridique solide à tous ceux qui s'estiment victimes des agissements des voyous du net.

En revanche, il est rassurant de savoir que les pouvoirs publics, en l'occurrence la direction générale de la concurrence et de la consommation et de la répression des fraudes, ont appuyé la démarche du Synhorcat dans son action pour pratiques commerciales trompeuses.

Car, au-delà de ce cas d'espèce, il faut saluer la recevabilité par le juge d'une action contentieuse dans une matière encore nouvelle et dont il est difficile d'appréhender les tenants et les aboutissants, le monde du web étant par définition en perpétuelle évolution. C'est d'ailleurs en profitant de cette situation inédite que certains, et non des moindres, avaient cru pouvoir faire n'importe quoi pour accroître leur audience au-delà du raisonnable et pratiquer des tarifs publicitaires stratosphériques.

C'est sans doute en raison de ces pratiques cyniquement organisées, avec batteries de 'stagiaires' payés pour alimenter en commentaires positifs ou négatifs les sites qui entendaient vivre de leur système 'participatif' , que le tribunal de commerce de Paris a eu la main lourde, en démontant un système d'arnaque dans lequel certains naïfs voyaient, et voient encore - perseverare diabolicum - la panacée en matière de communication pour les professionnels.

Il était effectivement temps de donner un sévère coup d'arrêt à tout un système dont les ambitions semblaient sans limites, puisque des esprits très affaiblis avaient même songé à faire des 'commentaires' sur les sites le substitut idéal au classement hôtelier !

Il appartient aujourd'hui à la profession de reprendre en main son destin numérique en maîtrisant les technologies dont elle peut tirer parti à condition de contrôler les contenus et de baliser les éventuels excès des 'internautes' tentés de raconter n'importe quoi. Il suffit  de lire le message sirupeux que Tripadvisor adresse au client sollicité pour donner son avis sur le dernier établissement où il est descendu pour comprendre que les temps sont en train de changer.
L. H.