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Taxe sur l'hôtellerie de luxe : l'Umih et le GNC s'insurgent

Vie professionnelle - mardi 6 septembre 2011 14:36
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75 - Paris La taxe annoncée par le gouvernement sur l'hôtellerie 4 et 5 étoiles serait une taxe au classement, s'insurgent l'Umih et le GNC dans une lettre adressée à Jean-François Copé.



Vive réaction de l'Umih et du GNC à l'annonce d'une taxation supplémentaire pour les hôtels 4 et 5 étoiles. Leurs présidents respectifs, Roland Héguy et Jacques Barré, viennent d'adresser un courrier à Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP. Dans cette lettre, ils pointent du doigt un certain nombre de répercussions, toutes plus négatives les unes que les autres pour l'avenir de l'hôtellerie française et son environnement.Les deux organisations "rappellent, en outre, qu'elles oeuvrent actuellement pour que les hôtels français s'insèrent dans le nouveau classement hôtelier qui sera la seule référence de clas­sement officiel à partir du 23 juillet 2012. Ce classement permettra à notre offre hôtelière d'améliorer notablement sa compétitivité et sa lisibilité devant la clientèle internationale." Les syndicats confirment également que cette mesure, proposée par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur du budget, "dissuadera inévitablement les hôtels 3 étoiles de passer à la catégorie supérieure dans le nouveau classement hôtelier. C'est, à très court terme, la mort du nouveau classement hôtelier qui est en germe dans cette mesure".


Lettre adressée à M. Jean-François Coppé, co-signée par Roland Héguy et Jacques Barré

"Nous tenons à vous alerter sur les conséquences qu'aurait l'instauration d'une taxe sur l'hôtellerie 4 et 5 étoiles qu'envisage M. Carrez, rapporteur général du Budget. Les hôtels sont donc désignés pour compenser le manque à gagner fiscal que représente l'annulation de la hausse de la TVA sur les parcs d'attraction. D'une part, la surtaxation de ces catégories d'hôtels dégraderait sensiblement la compétitivité de l'offre française, en particulier dans le tourisme d'affaire, où elle subit déjà une forte concurrence de nos voisins européens, en particulier Londres et Barcelone. Sachant qu'un touriste d'affaires consomme en moyenne  5 fois plus qu'un touriste de loisir, l'impact de la mesure excéderait largement le cadre de l'hôtellerie. D'autre part, si l'hôtellerie française manque d'hôtels capables d'accéder à la 5ème étoile, ce n'est pas en décourageant de la sorte les hôteliers que cette situation risque de s'infléchir. L'Union des Métiers de l'Industrie Hôtelière (UMIH) et le Groupement National des Chaînes (GNC) représentent à elles deux 12 000 hôtels. Elles encouragent et accompagnent actuellement les hôteliers dans leur passage au nouveau classement. Il doit permettre à notre offre hôtelière d'améliorer notablement sa compétitivité et sa lisibilité devant la clientèle internationale. Nous nous permettons de vous rappeler que ce classement a été conçu avec et par un gouvernement soutenu par l'actuelle majorité. La surtaxation des hôtels 4 et 5 étoiles ruinerait tout simplement les efforts du gouvernement et de nos organisations pour inciter les hôteliers à se faire classer. Au contraire, cette mesure se pose comme une véritable « taxe au classement ».  Elle dissuadera inévitablement les hôtels 3 et 4 étoiles de passer à la catégorie supérieure dans le nouveau classement hôtelier. C'est, à très court terme,la mort du nouveau classement hôtelier qui est en germe dans cette mesure. Nous savons combien vous êtes au fait de l'importance du tourisme pour l'économie française. Aussi, nous nous adressons à vous, convaincus que l'hôtellerie, en pleine modernisation,  n'est pas en mesure de contribuer de telle manière à réduire les déficits publics."
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