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La Fête de la gastronomie : "un focus festif sur l'excellence française" pour Frédéric Lefebvre

Vie professionnelle - mardi 20 septembre 2011 14:47
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75 - Paris Organisée pour la première fois le 23 septembre, la Fête de la gastronomie, lancée à l'initiative de Frédéric Lefebvre, se veut un moment d'exception et de partage. C'est la cuisine dans tous ses états, au travers de tous ses savoir-faire, qui est mise en avant. Amateurs, professionnels, institutions, entreprises du patrimoine vivant... toute la France est concernée par cet événement, comme le soulignent le secrétaire d'État et la commissaire de la Fête de la gastronomie, Sophie Mise.



Frédéric Lefebvre, Secrétaire d'Etat au commerce, au tourisme, aux TPE et PME, et Sophie Mise, commissaire de la Fête de la Gastronomie, nous ont reçu à Bercy, pour un ultime point avant le jour J.
© Philippe Ricard
Frédéric Lefebvre, Secrétaire d'Etat au commerce, au tourisme, aux TPE et PME, et Sophie Mise, commissaire de la Fête de la Gastronomie, nous ont reçu à Bercy, pour un ultime point avant le jour J.

L'Hôtellerie Restauration : Les grands chefs ont répondu présent. Comment percevez-vous leur participation ?

Frédéric Lefebvre : Ils ont envie de faire découvrir à la fois leur carte, leur cuisine, les artisans avec qui ils travaillent. Ils ont parfaitement saisi la philosophie de cette fête, qui est un moment de partage avec tous les Français, au-delà de leur clientèle habituelle. On ressent chez eux beaucoup de spontanéité et d'enthousiasme. Ils sont comme des enfants heureux de faire partager leur passion. C'est très rafraîchissant !

Sophie Mise : Lorsque nous avons discuté avec eux, on les sentait en ébullition à l'idée de proposer autre chose et autrement. Ils perçoivent cette fête comme une liberté d'expression. Certains nous ont dit qu'ils allaient s'amuser à faire des sandwiches. C'est toute la vitalité de la cuisine qui prend le dessus. Nous sommes dans un projet vivant.

La barre des 3 000 événements a été dépassée. C'est un joli score pour une première fois…

F. L. : Quand j'ai proposé cette idée à des responsables d'organisations professionnelles, ils ont immédiatement accroché. Nous avons trouvé la date en une demi-heure seulement. Dès le début, j'ai compris qu'il se passerait quelque chose avec cette fête. Bien sûr, c'est nouveau. Il faut impulser le départ. Néanmoins, je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui soit de près ou de loin réfractaire à l'idée. Bien au contraire. 

Par quels canaux cette fête a-t-elle été présentée au grand public ?

S. M. : Nous avons diffusé des communiqués tous les mois, puis toutes les semaines, et le rythme s'est accéléré durant les derniers jours. Facebook a été un relais important et puis tous les porteurs de projet ont également diffusé l'information. Il y a eu un réel travail de défrichage, avec des zones de résonance et d'écoute assez rapide, il faut le reconnaître.

F. L. : Le plus important, c'est que les charcutiers, les maraîchers, les bouchers, que tous les métiers de bouche aillent au devant des Français. C'est chaque passionné de cuisine qui détient le succès de cette opération. Quand je suis allé à Avignon, avant l'été, j'ai rencontré des restaurateurs. Le principe d'un grand banquet est né et nous avons signé une convention avec la ville. Lorsque le projet a été rendu public, les 500 places disponibles ont été réservées en deux heures. L'événement se construit en marchant. Comme dans toute grande première, l'enjeu, c'est que les gens sachent qu'il se passe quelque chose ce jour là.

Les initiatives sont diverses et variées. Cela ne vous fait pas peur ?

S. M. : La diversité, c'est la réalité du quotidien. On peut parler aussi d'énergie collective.

F. L. : Nous allons rassembler beaucoup d'entreprises du patrimoine vivant. À Lille, par exemple, l'usine Staub ouvre ses portes pour faire découvrir la fabrication de ses fameuses cocottes en fonte. Même chose à Limoges, avec le porcelainier Bernardaud. Des ateliers culinaires et un déjeuner gastronomique sont prévus dans les arènes de Nîmes. Des régions viticoles organisent des pique-niques. Il va y avoir des débats littéraires. La Forge de Laguiole, artisan du renouveau du couteau dans son village, va permettre d'approcher tous les stades de fabrication de sa production. Des choses exceptionnelles sont prévues. Ce foisonnement des initiatives est rassurant, au contraire.

Peut-on dire que le succès est d'ores et déjà au rendez-vous ?

F. L. : Comme pour toute nouveauté, il va lui falloir du temps pour s'installer. Le pari sera réussi quand elle sera entrée dans les habitudes des Français et qu'elle nous échappera. Idéalement, il faudrait que tous les Français, ce jour-là, aillent à la découverte d'un savoir-faire, d'un lieu, d'un moment de partage. La gastronomie nous appartient tous. Derrière ce mot, il y a beaucoup de travail et de passion. Et puis, une fête n'est pas futile, c'est un hommage. Le 23 septembre, c'est un focus festif sur l'excellence française que nous proposons.

Propos recueillis par Sylvie Soubes