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Vers un nouveau décret pour les restaurants de plage

Vie professionnelle - lundi 29 août 2011 10:24
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Cagnes-sur-Mer (06) Frédéric Lefebvre, le secrétaire d'État au Tourisme, a rassuré élus et professionnels du littoral sur l'ouverture à l'année de leur établissement.



Dans le cadre de son tour de France à la rencontre des 'gens de terrain', Frédéric Lefebvre, Secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et des Professions libérales, avait choisi, vendredi dernier, la ville de Cagnes-sur-Mer pour organiser une table ronde avec des élus, des professionnels du tourisme, les présidents des chambres de commerce et des métiers et les présidents des syndicats professionnels des hôteliers et plagistes des Alpes-Maritimes. Sur la Côte d'Azur, l'un des premiers territoires français du tourisme, il entendait ainsi marquer son engagement pour une nouvelle réglementation des établissements de plages et annoncer un nouveau décret autorisant, sous certaines conditions, leur ouverture à l'année. 

Le décret 2006 : "pesanteurs et incohérences"

Avant de signer une convention avec la commune de Cagnes-sur-Mer pour sa participation à la Fête de la gastronomie, d'accorder une subvention de 400 000 € pour la reconstruction de la cité marchande et de signer un plan FISAC (Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) de près de un million d'euros pour le Cros de Cagnes, Frédéric Lefebvre a longuement dialogué avec les professionnels sur le thème de l'abolition du décret du 26 mai 2006 relatif aux concessions accordées aux établissements de plage démontables. Ce décret, qui prévoit la limitation d'occupation commerciale à 20 % du domaine maritime, "est actuellement suspendu car inapplicable en raison de ses pesanteurs et de ses incohérences" a-t-il rappelé. "Sous couvert de protection de l'environnement, il est inepte et inique", selon Lionnel Luca, député-maire de La Colle-sur-Loup (06), qui estime "absurde de ne prendre en compte que le nombre des nuitées pour que des établissements de plages fonctionnent à l'année, alors qu'il faudrait considérer les pôles d'activité touristique des villes". Et d'ajouter : "Ce décret défavorise et spolie les communes plus légalistes, qui ont le moins envahi le domaine public maritime." "Nous le combattons depuis cinq ans, car il conduit à démonter des établissements en fin de saison, puis à les remonter en début de saison suivante alors qu'il faudrait que cette 'démontabilité' n'intervienne qu'en fin de concession", renchérissait Louis Nègre, sénateur-maire de Cagnes-sur-Mer.

Pour René Colomban, président de la Fédération nationale des plages restaurants, "ses modalités d'application conduisent à de nombreuses aberrations. Certaines zones du littoral se retrouvent avec un taux d'occupation de 8 à 10 % de l'espace maritime. Par exemple, à Nice, où la zone commerciale exploitée risque d'être réduite à 17 % du domaine maritime, ce qui entraînerait la suppression d'un millier de matelas et d'une cinquantaine d'emplois." Le président de la FNPR a également rappelé les efforts des professionnels pour élever les standards de l'offre, notamment avec la marque Qualité tourisme, une dizaine de plages de la Côte d'Azur, dont Ramatuelle, Antibes et Juan-les-Pins, ayant obtenu ce label.

Visite de quatre établissements

En réponse à ces inquiétudes et après avoir visité quatre "établissements exemplaires", Frédéric Lefebvre a rassuré élus, représentants syndicaux et acteurs économiques en évoquant le nouveau projet de décret. "Je suis convaincu que mes propositions de bon sens en faveur de ceux qui investissent et créent des emplois seront retenues par le Premier ministre. Mon objectif est que le nouveau décret, objet d'actuelles discussions interministérielles, permette l'ouverture d'établissements de qualité à l'année et résolve la discontinuité territoriale et les inégalités entre communes du littoral. J'entends enfin préserver, partout où cela sera nécessaire, les installations d'intérêt patrimonial, culturel et architectural. La France du tourisme doit ainsi, plus que jamais, jouer la qualité et la diversité pour être en pointe en termes de création de valeur."

Jacques Gantié