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Le point sur l'actualité avec Roland Héguy, président confédéral de l'Umih

Vie professionnelle - lundi 1 août 2011 12:17
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Roland Héguy, président national de l'Umih, au siège du syndicat.
Roland Héguy, président national de l'Umih, au siège du syndicat.

Votre sentiment sur la saison estivale 2011 ?
Roland Héguy : L’été est difficile. Il y a eu des estimations euphoriques. Malheureusement, les prévisions ont été déjouées et on se retrouve avec un mois de juillet maussade au sens propre et figuré. La météo est juge arbitre de l’activité, ne l’oublions pas. On a constaté pas mal d’annulations de dernière heure… Il y a des chutes de l'ordre de 20%. Les gens se décident de plus en plus tard et partent différemment, moins longtemps et plus souvent… Et ils dépensent moins. Espérons que le mois d’août qui commence soit plus satisfaisant et que l'arrière-saison soit aussi favorable.

Quelle doit être l’attitude des professionnels ? Doivent-ils faire des promotions de dernière minute ?
R. H. : Il faut faire attention à tout ce qui est promotion. Les réductions fragilisent les petites entreprises et faussent les données. Il ne faut pas casser le marché. Une prestation a un coût et la solder en pleine saison n’est pas sain en terme de gestion.

Laurent Lutse, président de la FNCB-MN vient d’annoncer qu’il y aurait une réunion avec Frédéric Lefebvre à la rentrée sur la Spré...
R. H. : Nous sommes déterminés, avec la CPIH, à ne pas céder. Les tarifs proposés sont inacceptables. Nous représentons quelque 30 000 Bam et Ram, et 12000 hôtels avec le GNC... soit 450 000 chambres sur un parc de 600 000. Nous irons jusqu’au bout.

Que pensez-vous du rapport remis par Richard Mallié sur les commissions interbancaires ?
R. H. : La carte bancaire, c’est 90% des règlements (sauf pour les bistrots). C’est un moyen de paiement pratique, sécurisant et qui facilite les déplacements. Il fallait que s’engage une réflexion sur les commissions interbancaires fixées jusqu’ici de manière assez opaque. Cela va changer, et surtout, le travail effectué va permettre aux petits commerces de bénéficier davantage de ce moyen de paiement qui continue de progresser. Il s’agit de rendre accessible les petites transactions à un plus grand nombre et l’on ne peut que s’en réjouir.

Vous n’êtes pas totalement satisfait par le report des normes incendies pour les petits établissements. Pourquoi ?
R. H. : Les mesures portent sur des établissements accueillant moins de 20 personnes. Il ne s’agit pas de 20 chambres comme cela a été dit ou compris. On peut dès lors imaginer que des établissements qui ont une capacité comprise entre 15 et 20 personnes, et ne pouvant pas supporter le coût de la mise aux normes, choisissent de quitter le statut hôtelier pour devenir chambres d'hôtes. Ce delta, entre 15 et 20 personnes, nous inquiète réellement. Le maintien d’un vrai parc hôtelier est nécessaire à l’aménagement du territoire.

Et concernant la TVA ?
R. H. : Le maintien de l’harmonisation du taux de TVA à 5,5 relève du bon sens économique. Cela a été une bulle d’oxygène pour l’économie française. Oui, l’Etat a accepté d’investir mais les retombées sont là et chiffrées. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, nous a renouvelé sa confiance officiellement au Cap d’Agde la semaine dernière et le secrétaire d’Etat au tourisme, Frédéric Lefebvre, vient de rappeler une nouvelle fois les résultats obtenus : 45 000 emplois supplémentaires depuis juillet 2009, les défaillances d’entreprises sont en diminution (- 17%). En tout, ce sont 100 000 emplois créés et sauvés. Et nous avons redistribué plus d’un milliard d’euros par an aux salariés du secteur, sans oublier la mise en place de la mutuelle obligatoire qui est une avancée sociale majeur. La profession est responsable du contrat d'avenir. Et l'emploi une priorité absolue. Pour vous donner un exemple, nous mettons en place, dans tous les bureaux de l’Umih, un kit emploi destiné aux jeunes décrocheurs. Ces jeunes, nous allons les accueillir et les amener jusqu’à l’entreprise. On va véritablement les prendre par la main, les conduire et les accompagner. Nous avons une palette de métiers à leur offrir. Mais ils ont besoin d’être en contact avec les bonnes personnes. C’est à nous de les guider concrètement.
Propos recueillis par Sylvie Soubes