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Édito du n°3252 du 25 août 2011 : " Garder le cap "

Vie professionnelle - mercredi 24 août 2011 11:19
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Face aux turbulences des marchés financiers, aux contorsions des politiques sur les mesures à prendre pour maîtriser l'endettement public, il est indispensable aux dirigeants d'entreprises de conserver leur sang-froid, l'une des vertus première du management, et surtout de maintenir leurs objectifs de développement.

Pour les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration, il s'agit avant tout de mener à bien les projets d'investissements et de rénovation indispensables, ne serait-ce que pour respecter les exigences réglementaires sur la sécurité incendie et les normes d'accessibilité imposées par les pouvoirs publics.

Mais au-delà de contraintes incontournables, la profession ne saurait rester passive face au développement parfois exacerbé de la concurrence sur le marché du tourisme, des attentes toujours plus fortes de la clientèle dans le domaine du confort, de la décoration, de la qualité du service, qu'il s'agisse de l'hébergement ou de la restauration.

D'un côté comme de l'autre, l'évolution des goûts, la recherche de la découverte, notamment culinaire, les exigences autrefois considérées comme superflues et aujourd'hui indispensables (la liste est longue) sont incompatibles avec un immobilisme de l'offre qui serait suicidaire.

Il n'est d'ailleurs que temps pour les hôteliers de concrétiser leur dossier de nouveau classement dont l'échéance est aujourd'hui à moins d'un an, les absents de ces nouvelles normes étant certains de subir une disqualification sans appel, tant vis-à-vis de leurs concurrents déjà classés que d'une clientèle qui préfèrera toujours un hôtel étoilé à un établissement sans homologation. Prétendre le contraire relève de l'incompétence ou d'une ignorance rédhibitoire du métier.

Les chaînes ne s'y sont pas trompées en choisissant de faire classer tous leurs établissements : aux indépendants de ne pas se laisser distancer par des arguments farfelus comme les commentaires sur internet dont on connaît l'absence totale de fiabilité. Renoncer à maîtriser son image et sa communication relève aujourd'hui plus que jamais de l'abandon du rôle de chef d'entreprise.

La tâche n'est pas plus facile pour les restaurateurs, toujours soumis à une obligation de résultat inscrite dans le fameux contrat d'avenir signé il y a deux ans en contrepartie de la baisse de la TVA à 5,5 %. Une mesure que défend bec et ongles Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État au Tourisme, dans la ligne du président de la République, dont on connaît les actuelles difficultés à équilibrer les finances publiques.

À la profession de répondre aux attentes d'une clientèle très présente cet été, et de ne pas décevoir des pouvoirs publics soucieux de justifier des mesures qui doivent démontrer leur utilité, notamment sur le front de l'emploi.

L. H.