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Comment le taux réduit de TVA a permis de créer 50 000 emplois et d'en sauver 60 000

Vie professionnelle - lundi 29 août 2011 17:52
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Face aux attaques répétées de certains politiques et des médias, le président de l'Umih, Roland Héguy vient de publier une lettre ouverte à l'attention de tous les détracteurs du taux réduit de TVA pour la restauration afin de rappeler le bilan positif de cette mesure en matière d'emploi.





La TVA à 5,5 % dans la restauration a été instaurée le 1er juillet 2009. Depuis lors, cette mesure a apporté un souffle nouveau à ce secteur, qui l'a répercuté en termes d'emplois, de mesures sociales et d'investissements. Les professionnels de la restauration ont appris avec soulagement qu'elle ne serait pas remise en cause dans la prochaine loi de finances. Il n'empêche que, chaque jour, l'harmonisation de la TVA dans la restauration est attaquée par des représentants du monde politique et des médias. A les entendre, elle serait un « cadeau » électoraliste à nos professionnels et un coût pour le budget de l'Etat. Permettez-moi, à l'écart des polémiques électorales, de rappeler quelques chiffres-clé du bilan de la TVA à 5,5 % dans notre secteur.

Le « cadeau », que dénoncent certains candidats pour 2012 et plusieurs parlementaires, a permis d'éviter 18 000 faillites d'entreprises au plus fort de la crise et, selon l'INSEE, 50 000 emplois ont ainsi pu être créés et 60 000 sauvés. Entre 2009 et 2010, Pole Emploi a enregistré 210 000 offres dans ce secteur d'activité, le seul, d'ailleurs, à avoir créé des emplois. Ces résultats mériteraient que chacun y soit sensible alors que la lutte contre le chômage sera un des thèmes principaux de la campagne présidentielle.

La restauration était la seule profession dont les achats et les ventes étaient assujettis à des taux différents. Leur harmonisation a permis des gains qui ont été redistribués aux salariés, aux entreprises et à l'Etat. Les salaires ont été revalorisés de 5,5 % en moyenne, tous bénéficient de 2 jours fériés supplémentaires, de 500 euros de prime annuelle, d'une mutuelle, et dans le même temps, nos entreprises ont investi et embauché. Quel autre secteur peut en dire autant ? Quel autre secteur a réalisé de telles avancées sociales ces dernières années ? Quant au coût pour les finances publiques, il est démontré qu'il est inférieur aux recettes sociales et fiscales procurées par la revitalisation de nos entreprises et les emplois sauvés et créés. Dans l'urgence de réduire les déficits publics, il faudrait y regarder à deux fois avant d'incriminer le taux de la TVA dans la restauration.

La campagne électorale a commencé et c'est parce que la TVA à 5,5 % en restauration a été instaurée sous la présidence de M. Sarkozy qu'elle est aujourd'hui un enjeu politicien. Il n'y a pourtant que du bon sens à reconnaître ses effets positifs et l'injustice ancienne qu'elle répare. La fin de l'harmonisation des taux de TVA serait un coup fatal porté à un secteur où l'emploi n'est pas délocalisable et qui procure des recettes à la France. C'est notre patrimoine qui est ainsi menacé. Patrimoine gastronomique et touristique, mais aussi humain et social par la présence d'un café, d'un restaurant, d'un hôtel dans le plus petit village de nos territoires.

Aussi, j'en appelle à votre sens de l'intérêt national. 200 000 entreprises représentant  950 000 salariés ne peuvent être prises plus longtemps en otage au nom de considérations démagogiques. Je vous demande d'examiner le taux de TVA de la restauration à la lumière d'indicateurs économiques et non d'intérêts partisans, en regardant son vrai bilan écono­mique, social et fiscal. Je vous invite pour cela à conduire votre réflexion avec nous, sur ce sujet, en ayant pour seul objectif une règle d'or à laquelle nous adhérons tous : l'emploi.
Roland Héguy, président confédéral de l'Umih