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L’Umih 13, vent debout contre le paracommercialisme

Vie professionnelle - vendredi 8 juillet 2011 14:31
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AIX EN PROVENCE (13) Réunie en assemblée générale, l’Umih des Bouches-du-Rhône a affiché son mécontentement face aux contraintes handicapant les professionnels - SPRE, normes d’accessibilité - et le laissez faire des autorités publiques en matière de paracommercialisme. L’occasion pour le président Pierre-Paul Alfonsi d’annoncer qu’il ne briguera pas un autre mandat.



Paul Nicolaï (trésorier), Pierre-Paul Alfonsi (président), Marc Chemin (DG) et Alain Paulin (président des hôtels indépendants).
Paul Nicolaï (trésorier), Pierre-Paul Alfonsi (président), Marc Chemin (DG) et Alain Paulin (président des hôtels indépendants).

Je veux profiter de la vie. Jen ai assez de prendre des coups. Cest mon dernier mandat mais jai une équipe solide qui prendra la relève. Ainsi s’est exprimé Pierre-Paul Alfonsi devant les adhérents de l’Umih 13, peu surpris par cette annonce. Le futur ex-président est confiant. Il laissera une structure en parfaite santé financière, avec un nombre d’adhérents qui ne cesse de croître (+ 19 % en trois ans), riche d’une dizaine de salariés et d’un centre de formation. Mais, selon le président, l’essentiel est ailleurs, dans des actions de lobbying qui permettent de prendre la défense des professionnels et de faire avancer les dossiers. Utilisez le syndicat, ne restez pas seuls devant les problèmes”, a-t-il martelé avec Paul Nicolaï, le trésorier. Et d’ajouter : Nous sommes financièrement indépendants, nous nattendons pas laumône des subventions, nous pouvons aller au combat et garder notre franc parler.

Parmi les batailles à mener, celle de la mise aux normes d’accessibilité, est certainement la plus dure. Il en a confié la responsabilité locale à Alain Paulin, président des hôtels indépendants. Pour eux, cette loi nest pas adaptée. Elle est faite pour créer du chômage. Ils ont prévu de saisir maires et députés de la région et d’argumenter en faveur d’un aménagement de la loi. Autre dossier chaud, la cotisation à la SPRE, qui, selon Pierre-Paul Alfonsi, augmenterait parfois de 2000% et est  une escroquerie”. Il recommande : “Envoyez un chèque correspondant à votre cotisation 2010 mais refusez laugmentation. Pour le reste, je compte faire évoluer la question avec le bureau national et demander un rendez-vous à Frédéric Mitterrand.

 

Vente dalcool sans licence

Sur l’insécurité, endémique à Aix et Marseille, Pierre-Paul Alfonsi se réjouit de la convention qui va être signée entre la préfecture, la CCI Marseille Provence, l’Umih 13, Aix et Marseille. Selon Nicolas Guyot, président des hôtels de chaîne 2010, elle va sappliquer dans un premier temps aux clients des hôtels victimes de vols ou dagression”. Au programme, rondes renforcées, plaquette d’explication, cellule d’accueil dans les commissariats avec du personnel parlant anglais, numéro d’appel spécifique.

L’assemblée générale a longuement discuté du cas d’Aix-en-Provence où le paracommercialisme bat son plein. Après avoir gagné leur procès en appel contre le Set Club, coupable de vendre de l’alcool sans licence IV, Jean-Paul Bonnet, président de l’Umih Aix, et Jean-Paul Franceschi, président des cafés, bars et discothèques d’Aix constatent : Le Set Club a cessé dorganiser des soirées mais dautres ont pris le relais. Nous ne cèderons pas. Quand la persuasion ne donne rien, nous portons les affaires en justice. Pierre-Alfonsi remarque : C’est un combat de titans qui prend beaucoup de temps mais lavenir de nos établissements est en cause. Et aussi la sécurité publique. Les supérettes qui vendent de lalcool à emporter toute la nuit malgré larrêté municipal mettent des armes à la main des clients. Cela a été le cas pour la fête de la musique où des bouteilles cassées jonchaient le sol.

 

Deux poids, deux mesures

Remonté, un patron de bar observait : “Il y a deux poids, deux mesures. Tandis que le C. Club vendait de lalcool jusquà 3h50 du matin, sans licence IV, les policiers passaient devant chez moi à 2h05 pour vérifier que mon établissement était fermé.Face à ce constat, Pierre-Paul Alfonsi menace : “Le paracommercialisme est un fléau. Pour gagner face à des pouvoirs publics qui démissionnent, il faut être solidaire et, peut-être, mener des actions ville morte’.” À suivre.

Dominique Fonseque-Nathan