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Éditorial du n°3245 du 7 juillet 2011 : “Le bel été”

Vie professionnelle - mercredi 6 juillet 2011 11:25
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Rarement les prévisions et les commentaires ont été aussi positifs que cette année sur les perspectives de la saison estivale. De l’enquête de l’Umih région par région (lire en page 9) aux perspectives tracées par Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État au Tourisme lors d’une récente conférence de presse (lire ci-contre), les professionnels du tourisme ont globalement les meilleures raisons de se réjouir des intentions des vacanciers pour cet été 2011.

Et comme l’optimisme est contagieux, chacun se prend à rêver d’une reconquête par la France de la place de première destination touristique mondiale.

Certes, mais sans vouloir gâcher la fête, il n’est pas inutile d’examiner les causes réelles de cet engouement afin d’éviter toute déception consécutive à une excessive euphorie.

Il serait tentant de considérer que ce succès hexagonal est fondé sur les immenses qualités de notre beau pays, terre de civilisation, de gastronomie, de haute culture et de monuments incomparables, de paysages sublimes et de stations balnéaires de charme, d’une capitale centre du monde et du shopping de luxe, sans oublier le sens incomparable de l’accueil de nos compatriotes souriants, détendus, aimables, nos chauffeurs de taxis polyglottes et complaisants, nos agents de comptoir d’Air France toujours disponibles et informés.

Bon, faut pas rêver.

Selon les enquêtes diligentées par les pouvoirs publics et les professionnels, les principaux facteurs de décision dans le choix des destinations de vacances reposent sur des considérations d’une tout autre nature. D’abord et avant tout, le prix est le critère déterminant, car il serait dangereux d’oublier qu’une grande partie des touristes européens ressent négativement l’évolution de son pouvoir d’achat. Chaque euro compte dans le budget des vacances, malgré la naturelle tendance estivale à s’accorder le nécessaire superflu qui ne devrait pas, cet été, se traduire par des dépenses inconsidérées, notamment pour l’hébergement ou la restauration.

Juste un chiffre pour revenir sur le terrain de la dure réalité économique : 46,5% des Français prévoient de partir en vacances pour une durée moyenne de 13 jours en dépensant par foyer environ 1 320 € (si on considère qu’un foyer représente au moins deux personnes, c’est un budget quotidien de 50 € tout compris par individu !). Et comme 85 % d’entre eux ont prévu de rester dans l’Hexagone, chiffre en nette hausse depuis l’instabilité politique dans les pays récepteurs du Maghreb et du Proche-Orient, il faut s’attendre à une clientèle très attentive à ses dépenses.

Mais restons optimistes : du Plaza Athénée (où la clientèle compte peu ses dollars) au camping des Flots bleus, tout est complet pour les prochaines semaines.
L. H.

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