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Édito du n°3246 du 14 juillet 2011 : "Sans tarder"

Vie professionnelle - mercredi 13 juillet 2011 11:36
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Même si les prémices de la campagne pour l’élection présidentielle de l’an prochain s’enlisent dans le nauséabond marigot des scandales, rumeurs, accusations, manœuvres d’appareil, coups bas et mesquineries, il faudra bien aborder les questions de fonds, parmi lesquelles la lancinante obsession de l’équilibre des finances publiques.

La crise financière de 2008 a eu pour effet positif d’alerter les responsables politiques sur les dangers d’une gestion trop laxiste des comptes des États, ce laxisme ne pouvant que conduire aux pires difficultés les pays trop ‘cigales’.

Afin d’éviter les pénibles situations de la Grèce, du Portugal, voire des États-Unis où le tout puissant président est obligé de négocier avec le Congrès un relèvement du plafond de la dette fédérale afin de pouvoir rémunérer les fonctionnaires de Washington au mois d’août, les politiques réfléchissent à juste titre sur les moyens de maîtriser enfin des comptes publics trop longtemps abandonnés aux joies empoisonnées de la dette.

Et, sans avoir fait l’ENA ou Polytechnique - encore que… - , la solution devient évidente : très schématiquement, on dépense moins (pas très électoral comme argument) et on accroît les recettes, ce qui n’est guère plus facile à mettre en œuvre au moment où le citoyen est appelé aux urnes.

Il ne reste donc que les solutions discrètes de l’art bien connu de la fiscalité, qui consiste, comme disait naguère un directeur général des Impôts dans son cours aux futurs inspecteurs des finances, à “plumer la volaille sans la faire crier”. Cette délicate métaphore a toujours cours en haut lieu dès qu’il s’agit d’en appeler au contribuable sans susciter une fronde, qui s’exprimerait inévitablement par le bulletin de vote .

Il ne vous a donc pas échappé que les Gouvernements de nombreux pays en proie à la douloureuse équation des l’équilibre budgétaire ont commencé la purge en augmentant sans faiblesse les impôts indirects, en clair, en pratiquant des hausses conséquentes de la TVA.

Et, dans les think tanks de droite comme de gauche qui réfléchissent - c’est leur métier- aux programmes des différents candidats à l’Élysée, l’une des premières préconisations porte sur un relèvement du taux de TVA en France, avec deux points dont la représentation professionnelle devrait se préoccuper avant qu’il ne soit trop tard : une hausse du taux minoré, et le retour de la restauration au taux dit ‘normal’, qui pourrait éventuellement connaître, lui aussi, une évolution haussière.

 
Il n’est que temps de bâtir une solide argumentation qui démontre la nocivité de tels projets, s’ils sont appliqués, sans tenir compte des points positifs sur l’emploi et l’investissement d’une fiscalité différenciée.
L. H.