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Nouveau classement : Laurent Duc s'insurge contre la désinformation facile

Vie professionnelle - mercredi 15 juin 2011 14:41
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Laurent Duc au cours de l'une des toutes premières réunions qur le nouveau classement qu'il a fait dans son département, le Rhône. A gauche Laurent Jaunes et Damien Combet.
Laurent Duc au cours de l'une des toutes premières réunions qur le nouveau classement qu'il a fait dans son département, le Rhône. A gauche Laurent Jaunes et Damien Combet.

Le président national de l’hôtellerie française (Umih) lance un cri d’alarme contre la désinformation qui s'insinue dans la mise en place du nouveau classement hôtelier. “Il suffit de regarder les quelques émissions de télévision qui s’y intéressent. A chaque fois, c’est à charge. Alors que ce classement a été construit par les professionnels et pour les clients. On ne s’est pas fait plaisir. Nous avons formalisé des repères que la clientèle française et étrangère réclame aujourd’hui” vitupère Laurent Duc. L’ancien classement était bâti sur des références qui interviennent encore mais n’ont pas du tout la même logique. D’où l’idée d’oublier totalement l’ancien classement face au pré-audit. Même si on parle surface, ou téléphone, la donne a changé. “Contrairement à ce qu’on peut entendre, le téléphone n’est pas obsolète dans une chambre malgré le téléphone portable. Pour pouvoir joindre l’accueil ou le room service, il faut un poste d’appel. En revanche, la mise à disposition d’un téléphone s’inscrit dans une catégorie de services. Et c’est cette notion qu’il faut retenir.” Laurent Duc met l’accent sur un équilibre, une multitude de prestations englobées dans une politique d’accueil nouvelle et construite. “Il n’y a plus de principe dérogatoire. La grille propose une vision de l’établissement qui s’obtient au travers d’un nombre de points. Il y a des points obligatoires et optionnels. Certains sont compensés par d’autres. Au patron, au professionnel, de choisir, en fonction des critères, le positionnement de son hôtel au travers d’un processus de lecture qui, et c’est sa très grande force, est transversal.” Une marque vend, quelque part, une centrale de réservation,  “c’est un standing, un état d’esprit au travers une prestation ciblée, peut être un style. Le classement ne va s’atteler à la forme mais à un contenu. Il ne porte pas sur un choix de décoration, mais sur un état de rénovation (propreté de la devanture, état d’usure d’un store, par exemple…). C’est l’aspect général qui est pris en compte, pas le choix des couleurs ou des tissus”. Laurent Duc regrette aussi trop souvent l’amalgame fait entre étoiles et macarons… entre hôtels et restaurants bien sûr ! Il s’énerve franchement aussi lorsqu’on donne l’impression que le classement n’est accessible qu’aux hôtels de luxe ou aux chaînes. “Sur internet, il faut quelque chose de cohérent. Vous allez sur des sites dits communautaires et comme par hasard ils vous renvoient sur des sites commerciaux. On bluff le consommateur. Notre classement, lui, au contraire, a été fait pour sécuriser le client”. L’atout est vrai. Autre mélange des genres à ne pas faire : le coût du classement avec celui engendré par les normes sécurité ou incendie. On est dans schéma d’entreprise et le classement est un outil mis à la disposition des professionnels. Ce qui n’est pas les cas des lois. Laurent Duc, qui est hôtelier, rappelle enfin que le nouveau classement hôtelier est le seul à pouvoir permettre au parc français d’être lisible et d’être comparer à ceux des autres pays européens. Cela voudrait-il dire, à terme, qu’il y aurait un seul et uniquement classement en Europe ? L’hôtelier (et syndicaliste) sourit. “A-t-on besoin de la même surface de terrasse à Oslo et à Séville ? répond-t-il avant de rajouter au débat : est-ce que la terrasse participe à la superficie de la chambre ?” A chaque étape sa réflexion. Pour l’instant, une certitude, celle de ne pas se laisser prendre au piège de la négation systématique.
Sylvie Soubes