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Edito du journal n° 3243 du 23 juin : Classements

Vie professionnelle - mercredi 22 juin 2011 15:22
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En dénonçant avec vigueur la désinformation orchestrée sur le nouveau classement hôtelier, Laurent Duc, président de la Fédération nationale de l’hôtellerie française, a pointé l’un des traits les plus négatifs de l’insatisfaction  franchouillarde : critiquer sans rien proposer.
Dieu merci, ce ne sont pas les jérémiades cathodiques qui déterminent les décisions des professionnels conscients de la nécessité de doter leurs établissements d’une reconnaissance officielle susceptible d’éclairer le choix du client.
Certes, il y a urgence à engager la procédure de classement indispensable pour l’obtention de ces nouvelles étoiles, selon le dispositif adopté par les instances de la profession à la suite de la concertation avec le ministère du Tourisme. En effet, le temps presse à double titre : l’échéance de la fin des normes actuelles est fixée à juillet 2012, ce qui laisse peu de temps pour engager les investissements nécessaires à l’obtention d’une homologation au goût du jour et il est indispensable de pouvoir se positionner face au déferlement de soi-disant classements réalisés par des sites internet en quête d’audience à n’importe quel prix, y compris celui du dénigrement systématique d’une profession.
Car la merveilleuse invention de l’internet n’a pas vraiment abouti à ce “village global” cher à Marshall McLuhan, visionnaire des médias aujourd’hui oublié, mais à une jungle sans loi où tous les coups semblent permis, notamment au vert paradis du tourisme numérique.
Parmi les récentes trouvailles sur la Toile, il faut relever l’inénarrable classement des ‘10 hôtels français lauréats du service’, où des établissements fort honorables - mais qui ne passent certainement pas pour des phares de la profession - sont propulsés en tête d’un palmarès qui ne veut absolument rien dire. Connaissez-vous Veroncey ou Vron, charmantes bourgades pas vraiment réputées pour leur tourisme exceptionnel ? Malgré cet anonymat, ce sont, nous dit-on dans un communiqué, des “millions de recommandations de voyageurs à travers le monde” (mais si !) qui ont conduit à décerner un prétentieux ‘Travellers’ Choice Awards’ à des hôteliers qui n’en demandent sans doute pas tant. Et l’on doute fort que “45 millions d’avis authentiques” (sic) aient été recueillis sur ces deux villages de la campagne française.
Cet exemple absurde illustre l’indispensable distance à prendre par les professionnels soucieux de proposer une offre de qualité dans les règles de cet art difficile qu’est l’accueil, et à ne pas se laisser déstabiliser par de pitoyables forfanteries.
Le classement hôtelier nouvelle version est vraiment indispensable, et il serait suicidaire de l’ignorer.

L. H.