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Édito du numéro 3237 du 12 mai 2011 : "Une mesure de bon sens"

Vie professionnelle - mercredi 11 mai 2011 14:59
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En annonçant un délai de grâce pour les hôtels de cinquième catégorie (ceux d’une capacité maximale de 100 personnes), Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État au Tourisme, vient de faire preuve de l’indispensable réalisme qui devrait inspirer toute décision administrative.

S’il n’est certes pas question transiger avec les impératifs de sécurité publique, les instances ministérielles ont jugé utile d’aménager un texte susceptible, dans sa version initiale, de conduire à la disparition de près de 3 000 hôtels, la plupart situés en zones rurales ou dans les centres-villes anciens, et donc difficiles à rénover sans engager des investissements incompatibles avec la capacité financière des établissements concernés.

Raison de plus pour les professionnels d’abandonner définitivement une regrettable attitude de procrastination, car il est évident que cette deuxième chance sera forcément la dernière. C’est en ce sens qu’il faut entendre les déclarations de Frédéric Lefebvre, qui demande à l’ensemble des organisations professionnelles de mobiliser leurs adhérents afin de se mettre sans tarder en conformité avec des règles édictées il y a cinq ans. Le secrétaire d’État a profité de la circonstance pour rappeler également les exigences du nouveau classement, dont la date butoir a été fixée en 2012, ainsi que les normes d’accessibilité prévues pour 2015.

Vaste programme d’investissement pour la profession qui sort d’une période de fort ralentissement conjoncturel et qui semble aujourd’hui bénéficier d’un regain d’activité qui se traduit dans les taux de fréquentation comme dans les intentions de recrutement toujours au plus haut niveau.

C’est un incontestable effort de compréhension des pouvoirs publics à l’égard d’une hôtellerie dont le rôle fondamental dans le tourisme national est aujourd’hui reconnu à sa juste valeur. Dans un monde en changement perpétuel, il appartient à chaque entrepreneur de s’adapter aux nouvelles exigences de confort, de praticité, d’agrément, mais également de sécurité, de transparence, de responsabilité environnementale qui caractérisent la clientèle contemporaine.

En lançant naguère ces chantiers essentiels, les pouvoirs publics et les organisations professionnelles ont certes essuyé les habituelles réactions des spécialistes du dénigrement, mais il apparaît aujourd’hui que les normes de classement comme les impératifs de sécurité et d’accessibilité sont des atouts incontestables sur un marché de plus en plus concurrentiel. Qui eut cru que l’attribution du label palace (qu’un observateur distancié pourrait qualifier d’anecdotique) pourrait susciter tant d’engouement médiatique et de délicieuses polémiques ?

L. H.