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Édito du journal n° 3238 du 19 mai 2011 : Dans la tourmente

Vie professionnelle - mercredi 18 mai 2011 10:52
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Comme il est inhabituel que la profession se retrouve malgré elle au cœur d’une actualité générale particulièrement brûlante, les démêlées du directeur du FMI avec la justice américaine à la suite des graves accusations à son endroit portées par une femme de chambre d’un hôtel new-yorkais peuvent inspirer plusieurs réflexions.

D’abord, et vous lirez l’article juridique consacré au sujet en page 4, la loi française exonère toute responsabilité de l’hôtelier dans un cas semblable de tentative d’agression sexuelle sur un membre du personnel par un client.

En revanche, il est évidemment beaucoup plus difficile de maîtriser l’emballement médiatique qui accompagne ce genre d’événement dont le professionnel ne peut connaître, et encore moins contrôler les développements ultérieurs.

Certes, une entreprise de l’envergure d’Accor est mieux armée pour répondre à une telle situation de crise qu’un professionnel individuel qui n’a ni les moyens financiers ni le sens de la communication indispensable pour éviter de calamiteux faux-pas. Il faut d’ailleurs saluer la remarquable habileté du Sofitel New York, bien connu des Français habitués de Manhattan, qui a su gérer avec discrétion et retenue une situation qui n’était pas simple. Une personnalité de renommée internationale mise en cause dans une affaire de mœurs au parfum de scandale, une police new-yorkaise particulièrement zélée, une femme de chambre victime proclamée de l’inconséquence d’un client réputé amateur d’aventures galantes, le dossier s’annonçait d’autant plus épineux que les télévisions de la terre entière semblaient s’être données rendez vous sur la 44e rue.

Passons sur les approximations des ‘correspondants’ dépêchés sur place dont la vision de l’hôtellerie s’apparente, hélas, aux clichés des romans-photos les plus simplistes.

Au-delà du drame humain de cette affaire inédite, c’est tout le contexte décrit par des médias plus prompts à véhiculer des images réductrices qu’à analyser les faits, qu’il est important de pouvoir définir sans émotion inutile. Dans le cas du Sofitel de Times Square, tous les ingrédients sont réunis pour que perdure une image falsifiée de la profession : un hôtel de luxe, des couloirs feutrés, un hall au design impeccable, les limousines devant la porte tambour, et des tarifs délirants lancés à la cantonade.

Il faut le savoir : en cas de crise, certes exceptionnelle mais pas vraiment irréelle, il faut s’attendre à de redoutables tourmentes médiatiques qui dépassent souvent le fait déclencheur initial.

En espérant toutefois que vos clients sont forcément des gens sages et maîtres de leurs pulsions.
L. H.