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La profession, soutenue par Frédéric Lefebvre, réagit aux attaques politiques contre le taux réduit de TVA

Vie professionnelle - mardi 12 avril 2011 15:42
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L’annonce du programme du Parti socialiste pour les élections présidentielles de 2012, dans lequel il est prévu la suppression du taux réduit de TVA pour le secteur de la restauration, a aussitôt entraîné une levée de boucliers de la part de la profession, soutenue par son ministre de tutelle, Frédéric Lefebvre.



• Pour Didier Chenet, président du Synhorcat, le projet du Parti socialiste de supprimer le taux réduit de TVA dans la restauration consiste à se tirer une balle dans le pied. Il rappelle que l’emploi est la première préoccupation des Français et que ce thème sera déterminant pour les électeurs. Il demande instamment “aux femmes et hommes politiques de toutes tendances de prendre conscience que la restauration est le 1er secteur créateur d’emplois dans ce pays avec 30 000 emplois nets créés en 2010. Les conditions de travail ont changé et c’est pour cette raison que ce secteur attire et fidélise les jeunes et les moins jeunes”, tient à préciser le président du Synhorcat, qui ajoute : “Une mutuelle est mise en place pour tous les salariés et nous sommes la seule branche professionnelle dans ce cas. Quand on sait ce que représentent les frais de santé pour les Français, c’est un point fondamental.”

• La Fagiht, elle, déplore la position dogmatique du PS et tient à rappeler que la profession a respecté les engagements du contrat d’avenir, non seulement en termes de baisse des prix, avec une évolution inférieure dans le secteur à celle de l’indice général des prix. Sans oublier le volet social qui représente la plus importante contrepartie de la profession envers les salariés, avec l’instauration d’une prime TVA pouvant atteindre 500 € par an, la mise en place d’une mutuelle frais de santé bénéficiant à tous les salariés du secteur et l’accès à dix jours fériés légaux en plus du 1er mai, dont six garantis. Selon la Fagiht, la remise en cause de la baisse de la TVA constituerait un coup de poignard dans le dos pour le secteur des HCR qui se trouverait brutalement stoppé dans cet élan progressiste et mettrait en cause la pérennité de ces entreprises, et même leur survie.

• Dans un courrier adressé à l’ensemble de leurs adhérents, Roland Héguy et Hervé Becam, respectivement président et vice-président de l’Umih, rappellent que la principale organisation du secteur est et reste mobilisée. Mais surtout qu’elle se bat pour que cette mesure soit enfin reconnue à sa juste valeur et que les efforts qui ont été consentis “par vous tous et nous tous, soient mis en évidence. Nous avons créé plus de 30 000 emplois et sauvegardé 30 000 autres, nous avons développé nos établissements, nous avons amélioré les conditions d’emploi de nos employés en revalorisant de 5 % la grille salariale et en offrant l’accès à une mutuelle, nous faisons vivre nos territoires. Soyons fiers de cela et continuons de le faire savoir. Nous savons tous que l’harmonisation du taux de TVA a été salutaire pour notre secteur, qui représente 7 % du PIB français”.

Pour l’Umih, c’est un combat qui doit continuer de mobiliser toute la profession et qui nécessite de faire front avec les autres organisations professionnelles.

• Mercredi 6 avril, lors de la réunion de travail relative à l’avenant au contrat d’avenir qui doit être signé le 28 avril prochain, Frédéric Lefebvre a assuré les organisations professionnelles de la volonté du Gouvernement de ne pas remettre en cause le taux de la TVA dans la restauration, au vu des résultats économiques et sociaux favorables depuis sa mise en œuvre. Le secrétaire d’état au Tourisme n’a d’ailleurs pas hésité à qualifier d’irresponsable la remise en cause par le Parti socialiste du taux réduit de TVA dans la restauration. Il précisait : “Cette mesure de justice a permis de limiter les défaillances d’entreprises, en particulier pendant la crise (- 17,6 %) et de créer plus de 30 000 emplois. Son abandon conduirait à de fortes destructions d’emplois, à des faillites d’entreprises, et une remise en cause des avancées de protection sociale et de rémunération obtenues par les salariés de ce secteur à l’occasion de la baisse de la TVA.”
Pascale Carbillet