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Édito du n°3233 du 14 avril 2011 : "TVA et pouvoir d'achat"

Vie professionnelle - mercredi 13 avril 2011 09:29
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Il fallait s’y attendre : les propositions du Parti socialiste, à qui les sondages accordent aujourd’hui une confortable avance au premier tour de l’élection présidentielle de 2012, ont repris les (bonnes ?) vieilles recettes qui avaient conduit Lionel Jospin à Matignon en 1997.Et dans ce catalogue marqué au sceau du dirigisme technocratique, la fiscalité occupe une place de choix, l’interventionnisme étatique ayant forcément un coût.

Qui l’eût cru ? Parmi les mesures dites de ‘justice fiscale’, il y a le retour de la TVA à 19,6 % (pour le moment) sur la restauration, Mme Aubry s’étant d’ailleurs livrée à la télévision à une attaque en règle contre la profession qui n’en méritait pas tant. Alors que les banques et les multinationales reines de l’‘optimisation fiscale’ eurent droit à un complaisant silence. On n’est jamais trop prudent…

Dans un ensemble tardif mais finalement consensuel, les organisations professionnelles ont rejoint les positions de Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État au Tourisme, qui a dénoncé “une proposition irresponsable qui conduirait à de fortes destructions d’emplois, à des faillites d’entreprises et une remise en cause des avancées sociales de la profession”.

S’il est évident que le programme concocté par les penseurs qui gravitent autour de la rue de Solférino ignore manifestement les contraintes et la réalité d’une profession, il est urgent de bâtir un argumentaire détaillé et quantifié de la mise en application de la TVA à 5,5 % obtenue de haute lutte à Bruxelles il y a deux ans.

Manifestement, les appétits s’aiguisent sur tout l’échiquier politique à plus d’un an de l’échéance présidentielle, et il deviendra de plus en plus difficile d’expliquer une position à une opinion saturée, déjà, par toutes les manœuvres d’appareils, les vraies fausses candidatures, les ballons d’essai, les tentatives de déstabilisation et les illusions perdues.

Raison de plus pour construire un dossier solide sur la nécessité pour la profession de contribuer notamment au pouvoir d’achat mis à mal par les hausses de l’énergie, des carburants et des produits alimentaires : un retour à une TVA au taux dit ‘normal’ sur la restauration pénaliserait non seulement les établissements dans l’impossibilité de répercuter une hausse des prix, mais également le consommateur de plus en plus attentif à la dépense.

Et puisque le pouvoir d’achat s’annonce, une fois encore, comme un sujet essentiel du débat électoral, à la profession de tenir et de confirmer ses engagements sur les salaires, notamment à l’occasion de la prochaine rencontre avec les pouvoirs publics dans le cadre du bilan d’étape du fameux ‘contrat d’avenir’ signé en 2009.
L. H.

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