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Edito du n° 3234 du 21 avril 2011 "Lancinante question des salaires"

Vie professionnelle - mercredi 20 avril 2011 10:55
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Depuis 1848 et la loi Schœlcher, il est obligatoire de verser un salaire en contrepartie du travail fourni. Dans l’histoire de l’humanité, l’abolition de l’esclavage est donc une notion relativement récente, qui s’est naturellement imposée en principe de base de toute vie en société, mais qui n’a manifestement pas acquis aujourd’hui encore un statut définitif .

Comme il s’agit d’une question de plus en plus complexe, les technocrates et experts de tout poil s’en donnent à cœur joie pour échafauder des usines à gaz difficiles à faire fonctionner.

Ainsi, la confusion qui s’étale au grand jour au Gouvernement depuis la brillante idée de la ‘prime de 1 000 euros’, censée donner un coup de pouce à un pouvoir d’achat mis à mal par les hausses de prix de nombreux produits et services, confirme l’absence de certitudes claires sur les mesures à mettre en œuvre.

Mais, au-delà de cet épisode révélateur de l’inexpérience des uns, de la précipitation des autres et du penchant inné de tous pour les effets d’annonce, c’est le mode et le niveau de rémunération du travail qui est en cause.

Dans la profession, qui est censée parachever prochainement un accord sur les salaires dont la mise en forme n’a que trop duré, une réflexion d’ampleur s’impose sur les causes de la désaffection du secteur de la part des salariés tentés par des opportunités plus rémunératrices avec de meilleures perspectives d’évolution.

C’est probablement sur cette situation qu’il est urgent de conduire non seulement une salutaire réflexion, mais surtout de concevoir et mettre en œuvre une politique de rémunération compatible avec les exigences du métier et les attentes des salariés. Pas facile, certes mais il y a urgence, à l’heure où les revendications salariales risquent de peser fortement sur la campagne présidentielle qui ne fait que commencer. Si on ne connaît pas encore tous les candidats, on commence à percevoir les débats qui donneront lieu aux échanges et empoignades les plus vifs, au risque de la seule victoire de la démagogie tellement facile à manier face aux électeurs.

Pour les professionnels, qui constatent les difficultés à recruter et à fidéliser un personnel plus volatil que jamais, plusieurs options sont sur la table. Elles ont pour nom salaires garantis, intéressement ou participation selon la taille de l’entreprise, évolution prévisible en fonction de l’implication de chacun, et avantages divers faciles à mettre en œuvre, chèques vacances, titres-repas, bons d’achat qui sont monnaie courante (sans jeu de mots) dans de nombreux secteurs d’activité.

Encore faut-il une volonté collective d’aboutir enfin à une relation de confiance entre employeurs et salariés.
L.H.