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Début de congrès sur les chapeaux de roue pour la CPIH

Vie professionnelle - mardi 29 mars 2011 12:49
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Neuville-en-Ferrain En territoire ch'ti, bonne humeur et efficacité font bon ménage. C'est en tout cas ce qu'il ressort du congrès annuel de la CPIH qui a débuté hier près de Tourcoing.



C’est le député du Nord, Christian Vanestre, qui a ouvert les travaux du 41ème congrès de la Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie (CPIH) qui se tient depuis hier dans les salons de l’hôtel Altia, près de Tourcoing. Solide partisan de la profession, celui-ci est revenu sur difficultés rencontrés par les cafés-tabac  qui ne cessent de subir à ses yeux une réglementation oppressante. Il souhaite que l’Etat prenne davantage en considération les problèmes rencontrés par le petit commerce en zone rurale et s’est dit partisan d’une TVA sociale. Alain Boutin, secrétaire général de la Confédération, allait ensuite dressée un bilan de l’année écoulée. Mise en place de la mutuelle, de la campagne de promotion La restauration en mouvement, « dédiée aux jeunes » a-t-il insisté, lancement de la Fête de la gastronomie, initiée par le Secrétaire d’Etat au tourisme, Frédéric Lefebvre, développement du Permis d’exploitation, tentatives de négociations avec la Spre… 2010 a été une année chargée et 2011 ne sera pas en reste. Pour les cafetiers,  le dossier de la ‘rémunération équitable’ est loin d’être terminé. Le groupement, présidé par Roland Croisé, bataille aussi pour une simplification de la grille tarifaire de la Sacem et réclame une révision des textes du code de la santé publique qui régissent les licences IV. La CPIH reprend aussi du poil de la bête sur le terrain avec notamment la relance du syndicat dans le département de Charente-Maritime. La parole a été également donnée aux partenaires de la profession comme Davigel, ou la CRT, dont le responsable présent n’a pas convaincu la salle qui regrette le manque de communication de la centrale et s’élève contre des délais de remboursement qui ne sont pas suffisamment respectés. « Avec eux, c’est le pot de terre contre le pot de fer » résume une restauratrice. Un sentiment largement partagé.
Pour la Confédération, sérieux rime aussi avec humour. D’où l’idée, réussie, de mettre en scène sous forme de sketch, des problèmes que les indépendants rencontrent. Lundi matin, Jean-Yves Duval, animateur du congrès, a enfilé la robe d’avocat. Martine Croharé, directrice de la CPIH, a tenu le rôle du juge et François Effling celui de l’accusé, habillé en légionnaire pour cause de légionellose ! Un sketch qui illustrait les suites d’un contrôle d’hygiène. Après les trois coups, donnés par Rémy Guy, en charge de la CPIH Formation, place aux jeux de mots et aux conseils pratiques. Rires et applaudissements nourris. 

Les branches ont fait le point

L’après-midi était consacré aux réunions de branche. Chez les cafetiers, la réunion se tenait en présence de Laurent Lutse, président de la Fédération nationale des cafés, bars et monde de la nuit de l’Umih et de David Milbéo, venus présenter l’association ‘culture bar-bars’. Le dossier des machines à sous récréatives, soutenu par Michel Ochard, était aussi à l’ordre du jour. Chez les saisonniers, plusieurs constats : le chèque emploi service, pourtant si pratique, n’est pas assez connu des entreprises saisonnières. « Alors que l’employeur paye pour deux ans, la médecine du travail ne vient pas la seconde année » s’insurge le président des saisonniers, François Effling qui, pragmatique, apporte par ailleurs des solutions au logement des saisonniers dans sa région de Pornic au travers d’un réseau ‘chez l’habitant’. « C’est faisable, on l’a mis en place et ça marche. Nous travaillons avec les municipalités et des propriétaires sur 8 communes. En 2010, la fourchette des loyers était entre 260 et 450 euros par mois selon les conditions d’hébergements. 55 propriétaires ont répondu et 78 saisonniers ou stagiaires ont été logés ». D’actualité pour les hôteliers, le débat sur le calendrier sur les normes incendie et accessibilité a longuement été abordé. Présidé par Robert Touchet, le groupement des restaurateurs est revenu sur l’avenir du titre restaurant et sa dématérialisation annoncée mais aussi sur les horaires des apprentis et cette possible évolution : proposer que les CFA adoptent la semaine des quatre jours. Ce qui permettrait une meilleure organisation des jours de repos et de travail des jeunes en entreprise. La piste interpelle.

Sylvie Soubes