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Maîtres cuisiniers de France : Christian Têtedoie dévoile son programme

Vie professionnelle - lundi 28 février 2011 10:07
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Le bureau de l’association a d’ores et déjà désigné son nouveau président qui sera officiellement en place à l’occasion du congrès de l’association, mi mars à Paris. Le chef lyonnais ne manque pas d’idées pour l’avenir.



Christian Têtedoie est le nouveau président des MCF.
© Thierry Vallier
Christian Têtedoie est le nouveau président des MCF.

Christian Têtedoie a découvert les Maîtres cuisiniers de France par Joseph Delphin, son maître d’apprentissage à Nantes, qui était membre du bureau. Le chef lyonnais l’a intégrée en 1998, deux ans après son titre de Meilleur ouvrier de France. En 2000, il est entré au bureau, en charge de la communication, puis devient trésorier et enfin vice-président

“Pour moi le rôle des Maîtres cuisiniers de France, c’est avant tout la transmission. C’est ce qu’ont voulu nos pairs à travers un club élitiste qui entend promouvoir l’art culinaire français. C’est ce qui m’intéresse le plus. S’il faut rester attentif à ce qui se passe, il ne faut surtout pas perdre nos racines.”

 

L’Hôtellerie Restauration : Quelle sera la ligne directrice de votre programme ?

Christian Têtedoie : Je suis avant tout un homme d’action et j’ai effectivement envie de mettre certaines choses en place. J’ai pourtant encore quelques interrogations. Par exemple, il existe au sein des Maîtres cuisiniers de France une certaine disparité, j’ai l’idée de faire en sorte que tout le monde trouve son intérêt au sein de l’association. Je veux suivre un fil conducteur pour valoriser tout cela et pour que chaque adhérent en tire quelque chose.

 

Cela ne passe-t-il pas par un rappel de quelques principes fondamentaux ?

Tout à fait. Le point commun de tous les Maîtres cuisiniers de France c’est qu’ils se lèvent le matin pour faire les achats, sont dans leur cuisine et font un excellent travail. Il est important de le faire savoir davantage. Je pense qu’il est bon de profiter de la distinction du repas à la française par l’unesco pour enfoncer le clou : ce doit être un garde-fou à la malbouffe ! Il existe des gens de niveaux culinaires différents au sein de l’association mais ce ne doit pas être un handicap dans la mesure où, comme je l’ai énoncé, leur point commun est de faire leur cuisine.

 

Pourrez-vous mener à bien ce projet présidentiel tout seul ?

Je n’en ai pas l’intention et j’entends bien m’appuyer sur les gens d’expérience qui sont dans l’association, sur leur sagesse et leur expérience qui me seront précieuses. J’ai quatre ans de mandat devant moi et je sais que l’exercice est compliqué. Je dois pourtant aller vite et, je me donne un an pour lancer les grandes actions. Je sais que je peux compter sur une équipe qui défend les mêmes idées et les mêmes valeurs. Et je suis ravi d’enregistrer l’arrivée d’une femme au sein du bureau : la nomination d’Anne Ernwein, une vraie passionnée, est une première.

 

Justement, davantage de femmes au sein des Maîtres Cuisiniers de France et davantage d’adhérents : cela fait-il partie de votre programme ? Qui peut, aujourd’hui, adhérer à l’association ?

Nous devons effectivement recruter et nous accueillerons une douzaine de nouveaux membres à l’occasion du congrès. Dans l’absolu, tout cuisinier qui fait son métier peut postuler à travers une lettre de motivation. Il doit obtenir des parrainages, avant que des enquêtes ne nous permettent de déterminer si le candidat s’engage sur les principes que nous défendons, en particulier la formation. C’est très important : la formation et le souci de transmission doivent être les valeurs d’une association qui doit rester “la bannière la plus étoilée du monde”, comme l’avait dit le cabinet du président Reagan lors d’un voyage d’une délégation des MCF aux États-Unis.

Propos recueillis par Jean-François Mesplède