×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités
Accueil > Actualités > Vie professionnelle

Édito du journal du 20-01-2011 : "Consécration"

Vie professionnelle - mercredi 19 janvier 2011 09:44
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question
Ajouter un commentaire
Partager :      
Article réservé aux abonnés



Dans moins d’une semaine, le nom du lauréat du 13e Bocuse d’or sera connu de toute la planète des chefs, et bien au-delà, par tous ceux que la cuisine passionne, et Dieu sait s’ils sont nombreux.

Car le trophée décerné tous les deux ans à l’occasion du Salon international de la restauration et de l’hôtellerie - qui fait de Lyon la capitale mondiale de l’art culinaire - est aujourd’hui la récompense suprême de tout cuisinier ambitieux.

Il suffisait, ces dernières semaines, de parcourir les gazettes spécialisées du monde entier pour mesurer l’engouement suscité par la compétition lyonnaise, aujourd’hui seule référence internationale en matière de concours culinaire.

Mais il serait réducteur de considérer le Bocuse d’or comme une course de fond réservée à une élite des fourneaux, largement subventionnée ou chichement soutenue, mais surentraînée pour une finale dont l’ambiance vaut celle d’une coupe Davis ou d’un Superbowl des casseroles.

Lancé en 1987, quatre ans après le premier salon qui portait alors le doux nom désuet des ‘Métiers de bouche’ (au moins, on comprenait tout de suite de quoi il s’agissait), le  Bocuse d’or fut reconnu par la profession comme l’épreuve reine en hommage au maître de Collonges-au-Mont-d’Or qui avait immédiatement compris les retombées médiatiques d’un tel évènement pour la ville, pour la profession, et pour le salon devenu entre temps le Sirha.

À l’heure où la presse internationale, tant écrite que télévisée, se précipite à Eurexpo pour rendre compte des deux journées de compétition qui se déroulent mardi et mercredi prochain, les commentaires vont bon train sur les chances des uns et des autres. D’autant qu’au fil du temps, le concours est devenu de plus en plus sélectif, le système de qualification par zone géographique, astucieusement calqué sur les ‘plays off’ du foot américain, générant des commentaires et des pronostics enflammés.

Ainsi, cette année, certaines gazettes d’Asie ont souligné les handicaps supplémentaires à surmonter pour les candidats japonais, chinois ou indonésiens, en raison de…l’éloignement de leur base.Mais Lyon sera toujours sur les rives du Rhône, et pas au bord Yang-tsé-Kiang. Quant aux Américains, ils voudraient bien cette fois-ci ‘faire un podium’, alors que le guide Michelin distribue de plus en plus d’étoiles de New York à San Francisco en passant par Chicago.

Mais l’essentiel est ailleurs : le Bocuse d’or participe aujourd’hui de la reconnaissance mondiale dont bénéficie la gastronomie française, et, à ce titre, c’est une forme d’hommage à tous ceux qui œuvrent quotidiennement dans l’anonymat pour maintenir haut et fort la réputation de notre art culinaire.

L. H.