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Elections à l'Umih : dernière ligne droite pour Roland Héguy et Hervé Bécam

Vie professionnelle - mardi 28 septembre 2010 12:32
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75 - Paris Lundi 4 octobre, l'Umih va élire ses chefs de file. Roland Héguy et Hervé Bécam sont les seuls candidats à se présenter, respectivement à la présidence et à la vice-présidence. Page se tourne.



Roland Héguy et Hervé Bécam font le point avant les élections du 4 octobre.
Roland Héguy et Hervé Bécam font le point avant les élections du 4 octobre.

Le 4 octobre, vous allez prendre les rênes de l’Umih de manière cette fois incontestable et incontestée. Quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé depuis le 15 mars ?

Roland Héguy : Nous avons beaucoup appris et nous avons pu prendre réellement conscience de l’attachement des départements à cette grande maison qu’est l’Umih. Lundi, les présidents qui se sont inscrits et vont voter représentent 95% du volume total des votes. Cette volonté d’entériner ces élections nous motive encore plus. 

Où en êtes-vous des dossiers clés ?

R. H. : Nous avons continué le travail avec les directeurs de service et leurs équipes, que ce soit dans les négociations sociales, sur les frais de santé, l’accessibilité... Nous avons déjà pu faire un lobbying important auprès des députés et des sénateurs. Nous voulons, comme vous le savez,  obtenir la pérennisation du contrat d’avenir. Vous voyez la profession retirer, le 1er juillet 2012, 500 euros de la fiche de paye de ses salariés ? Ce serait absurde.  Nous sommes une industrie qui vient de prouver qu’elle créait de l’emploi, qu’elle générait de l’activité, du pouvoir d’achat. Nous tenons les engagements du contrat d'avenir.
Mardi 21 septembre, des restaurateurs de l’Umih étaient présents aux journées parlementaires du PS et le 23 à celles de l’UMP. Ces professionnels ont distribué des serviettes en tissu sur lesquelles nous avons synthétisé le mécanisme de la baisse de la TVA. Nous avons expliqué de nouveau que la baisse de la TVA n’est pas une niche fiscale mais bien une justice fiscale. Avant, nous achetions un produit à 5,5 et nous reversions 19,6% de TVA. Aujourd’hui, nous achetons à 5,5 et nous reversons 5,5% de TVA. Nous ne sommes pas dans une niche mais dans une contre-niche fiscale. On reversait trop à l’Etat. Quelque 800 serviettes ont été distribuées. 

Pensez-vous convaincre les parlementaires de ne pas revenir sur la baisse de la TVA ?

R. H. : Une remise en question tous les ans de la baisse de la TVA est très mauvaise pour l’économie car c’est un frein à l’investissement, qui est aussi un des volets du contrat d’avenir. Un entrepreneur a besoin d’avoir confiance dans l’avenir pour avancer. Nous en sommes à 30 000 créations d’emploi. C’est d’autant plus important qu’on oublie de parler de tous les emplois et de toutes les entreprises qui ont été préservés. Je vous rappelle que ce sont des emplois créés sur notre territoire. Nous avons pris l’engagement auprès du sénateur Michel Houel, chargé d'un rapport dans ce domaine, de lui fournir les statistiques des greffes des tribunaux de commerce sur la réduction très significative des défaillances depuis juillet 2009.

Comment voyez-vous le syndicalisme patronal aujourd’hui ?

R. H. : En tant que responsable syndical, nous devons non seulement défendre mais également promouvoir les entreprises, les accompagner dans leur succès. C’est un nouveau langage. Et puis, cessons d’opposer les différentes composantes de notre secteur. Il n’y a pas de combat chaînes, cafés, hôtellerie, métiers. Nous sommes là pour défendre tous les acteurs et rassembler. Nous devons être unis sur les sujets prioritaires. L’Umih est pour cela une organisation extraordinaire, qui n’appartient pas un homme ou à une femme mais à ses adhérents. On est dans une famille et dans la démocratie tout à la fois. C’est notre force. Hervé Bécam et moi-même revendiquons l’esprit d’équipe et nous allons d’ailleurs mettre en place des ‘ministères’, c’est-à-dire que nous allons confier à des membres du directoire des sujets transversaux. Ce sont eux qui seront les référents pour ces sujets et ils iront dans les départements pour échanger et renforcer les liens. Nous sommes convaincus que lorsqu’il y a des projets bien vivants, bien dans l’époque, les gens acceptent de s’investir dans la cause. Le syndicalisme se nourrit de compétences. Dans un projet, il doit y avoir une vision et lorsqu’elle est partagée, les gens acceptent de s’investir. 

Deux grands rendez-vous se précisent : Equip’Hôtel et le congrès national de l’Umih à Biarritz. Un mot sur ces deux événements ?

R. H. : C’est avec grand bonheur que je vais prendre la présidence d’Equip’Hôtel. C’est l’Umih, anciennement FNIH, qui a fondé ce salon. Nous revendiquons un lien historique fort et nous serons d’ailleurs présents en force avec des thèmes ciblés, une implication quotidienne des présidents de branche et d’experts. Ce salon accompagne la modernité de la profession et nous y seront très actifs. Ensuite, il y a le congrès de Biarritz, qui aura pour fil conducteur : le consommateur et comment le séduire. Ce sera un gros congrès. Nous avons déjà 600 inscrits. 

Que pensez-vous du label Palace ?

R. H. : Nous y sommes tout à fait favorables dès lors qu’il représente le patrimoine et l’excellence française. Ces lieux doivent être exceptionnels et représentatifs de notre savoir-faire. Ils doivent être le rayonnement et l’exigence française. Il n’y a pas que le luxe de la décoration qui doit jouer. Nous devons, dans ces établissements, respirer et nous plonger dans la perfection française.

Propos recueillis par Sylvie Soubes

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