Actualités
Accueil > Actualités > Vie professionnelle

L’UMIH Centre tourne une page

Vie professionnelle - jeudi 15 octobre 2009 12:03
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question / Ajouter un commentaire Partager :

Tours (37) Alain Lévesque vient de céder la présidence à Chantal Maudhuit dans un climat agité pour cause de TVA.



Figure régionale emblématique, Alain Lévesque vient d’abandonner la présidence de l’Umih Centre. À 68 ans, celui qui est encore président départemental d’Indre-et-Loire jusqu’en 2011 a décidé de lever le pied”, y compris dans sa vie professionnelle d’hôtelier à Amboise. L’assemblée générale réunie le 12 octobre à Tours a donc élu une présidente, Chantal Maudhuit, restauratrice à Chartres (28) et présidente départementale de l’Umih 28. Un changement qui prend place dans un climat agité par le dossier de la TVA. Tout le monde n’a pas joué le jeu, reconnaît la nouvelle présidente, mais environ 40% des établissements l’ont fait alors que la presse ne parle que de ceux qui ne respectent pas ces engagements. Au niveau de l’emploi, la balance reste positive. Quel autre secteur peut en dire autant ?

“Avantage marketing” pour les chaînes

Les dissensions restent pourtant apparentes entre ceux qui s’engagent résolument dans le respect du contrat d’avenir et ceux qui plaident pour le sauvetage d’une profession sinistrée. Certains accusent aussi les bars-cafés d’avoir été étrangers au mouvement, au contraire des établissements de chaîne qui ont transformé un outil fiscal en avantage marketing. Sur ce point Bernard Quartier, président de la FNCBD (Fédération nationale des bars, cafés et discothèques) accuse : L’Umih n’a pas joué son rôle pour transformer cette réussite. Ce n’est pas encore perdu, mais il faut se mobiliser. L’inquiétude gronde dans les rangs de l’Umih et certains craignent déjà qu’à l’opprobre des médias et des clients s’ajoute une éventuelle menace gouvernementale : celle de tirer un trait sur cette avancée. Seul motif de relative satisfaction : le bilan de la saison touristique qui se révèle moins pire que prévu avec quelques reculs mais une stabilité générale.

Jean-Jacques Talpin

“On s’est fait enfumer !”

Micro libre à Alain Lévesque. Propos recueillis par J.-J.T.

Que retiendrez-vous de votre présidence?

Qu’il est difficile de faire reconnaître l’échelon régional auprès des pouvoirs publics locaux : j’ai mis quatre ans pour obtenir du conseil régional que nos apprentis des CFA aient les mêmes avantages que les élèves des lycées professionnels. Nous sommes encore mal reconnus et sommes considérés comme des nantis. J’ai aussi réussi à mettre en place une commission Fafih et à installer le paritarisme comme un outil pour favoriser la formation. J’ai enfin obtenu que notre confédération régionale devienne réellement Umih Centre alors que jusqu’à présent nous réunissions des structures différentes. 

Quels dossiers vous semblent prioritaires à court terme?

La région est très diverse, avec de très gros départements touristiques, comme l’Indre-et-Loire, et d’autres plus modestes, comme le Cher et l’Indre. L’échelon régional est un bon outil de cohésion et donc d’action. Le dossier important est celui de l’hôtellerie rurale. Les mises aux normes incendie de 2011 et accessibilité de 2015 risquent d’entraîner une hécatombe : on chiffre à plus de 40 % les hôtels qui devraient fermer essentiellement en zone rurale. 

Et le dossier de la TVA ?

Nous n’avons jamais demandé la baisse de la TVA, mais simplement de réparer une injustice fiscale, d’obtenir les mêmes taux pour toute la restauration. On s’est fait enfumer car le secteur du bâtiment a obtenu une baisse de TVA sans rien promettre, au contraire de la restauration. Mais il faut faire avec et jouer le jeu. C’est évidemment le message que je passe à tous mes collègues.

Journal & Magazine
#CORONAVIRUS
Offre spéciale d'abonnement gratuit jusqu'au 30 juin 2020
Services