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Le Napoléon : adresse classe et classée de Nîmes

Restauration - lundi 16 juillet 2018 14:01
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Nîmes (30) Le 'Napo', comme l'appellent les Nîmois, a fait peau neuve en 2016. Un an plus tard, le restaurant a été classé monument historique. Propriétaire du lieu, Isabelle Pozza raconte la métamorphose.



"Je passe les deux tiers de mon temps au Napoléon." Propriétaire de l'établissement depuis 2015, Isabelle Pozza en a fait sa "cantine" au déjeuner comme au dîner. Situé boulevard Victor Hugo, à Nîmes (Gard), entre la Maison carrée et les arènes, ce café, également restaurant, était fermé depuis trois ans avant son rachat. "Tout était à refaire", se souvient la patronne. Et c'est en amorçant une importante vague de travaux que des vestiges du XIXe siècle ont été découverts. Normal : le Napoléon existe depuis 1813. "Il a alors fallu dépêcher un architecte des Bâtiments de France pour superviser le chantier", poursuit Isabelle Pozza. Un chantier de près d'un an, qui s'est soldé par le retour des fresques peintes à la main, dorures, lustres, immenses miroirs et moulures au plafond : un décor Second Empire, témoin d'une splendeur passée et désormais classé monument historique. "En termes de mobilier et autres objets de décoration, il ne restait rien des deux derniers siècles dans le restaurant. Des objets de style Napoléon III ont été rachetés dans des hôtels de ventes, afin de recréer une atmosphère XIXe", raconte la propriétaire qui a quitté la Normandie, où elle a eu restaurant et hôtel, pour venir s'installer à Nîmes.

Un lieu unique par son histoire, tout en étant "au goût du jour"

Aujourd'hui, le Napoléon compte une soixantaine de couverts en salle et, dès les beaux jours, une quarantaine de places supplémentaires se déploient en terrasse. Isabelle Pozza parle d'un "mélange de clientèles" : "Nous avons aussi bien des Nîmois que des touristes, des hommes, des femmes de toutes les tranches d'âges..." Lorsqu'elle évoque son établissement, elle parle d'un "lieu unique à Nîmes et même dans la région". Unique par sa déco, son décor, son histoire, tout en étant "au goût du jour" côté cuisine. Au printemps et en été, la carte flirte avec "un esprit brasserie" et propose plutôt "une cuisine traditionnelle française" dès l'arrivée des premiers froids. Parmi les grands classiques de la maison : le tartare de boeuf, la tête de veau mijotée ou encore le gratin de brandade. Le tout rythmé par le respect de la saisonnalité des produits. "Nous avons aussi la possibilité de privatiser l'espace bibliothèque du restaurant, le temps d'un repas d'affaires, d'amis ou de famille", souligne encore Isabelle Pozza. 

Le 'Napo', comme l'appellent les Nîmois, revendique son passé, mais se veut bel et bien campé dans le présent : en marge de l'accueil des groupes, l'accès gratuit au wifi en est une autre illustration. La renaissance du lieu est donc un pari réussi. Hasard du calendrier : celle-ci précède peut-être de peu l'inscription de la ville de Nîmes au patrimoine mondial de l'Unesco. La candidature a été officiellement déposée fin 2017.

Anne Eveillard
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