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Réussite : Anh Kha transcende la cuisine traditionnelle vietnamienne

Restauration - lundi 3 juillet 2017 16:40
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BORDEAUX (33) Il y a un an, Gilles Nguyen, 25 ans, reprenait le restaurant de ses parents avec son associé, Valentin Caurette, 27 ans. Sous une nouvelle enseigne et un cadre métamorphosé, le concept mixant tradition et création a atteint sa cible.



La communication via les réseaux sociaux menée deux mois avant l'ouverture d'Anh Kha (à Bordeaux), le 11 avril 2016, a produit son effet. La cuisine de ce restaurant vietnamien, à base de produit frais et de plats réalisés à la minute, a fait le buzz. Ajouté à un accueil chaleureux, l'adresse a vite trouvé ses aficionados.    

"Mes parents, d'origine vietnamienne, étaient des boat people. Arrivés en France, ils ont ouvert il y a vingt ans la Paillote, considéré comme l'un des meilleurs restaurants vietnamiens de Bordeaux. Quand on a repris et modifié le concept, les habitués nous ont demandé pourquoi on avait changé. Certains sont restés. Et puis une nouvelle clientèle est arrivée. Un an plus tard, nous sommes très contents. Et fiers d'avoir recruté Julien", assure Gilles Nguyen, 25 ans, qui n'avait pas imaginé reprendre un jour le restaurant familial, ni le baptiser Anh Kha, son prénom vietnamien. Au sortir du lycée hôtelier Saint-Michel à Blanquefort (Gironde), son bac pro en poche, il avait rejoint la brasserie bordelaise Chez Jean, puis avait suivi les propriétaires dans leur restaurant italien Le CCP, quelques rues plus loin. Il fraternisait avec le nouveau commis, Valentin Caurettes, 27 ans, un lillois arrivé en cuisine par hasard, lors d'un voyage au long cours en Australie.

Aujourd'hui en salle, le souriant Valentin explique : "Je voulais absolument avoir mon propre business, et comme je m'entendais bien avec Gilles et que c'est un très bon cuisinier, je voulais monter quelque chose avec lui. On a d'abord imaginé un concept de livraison de brunches. Mais c'était compliqué. Un jour, Gilles m'apprend que ses parents ont un restaurant et qu'ils souhaitent le vendre. Business plan et concept en poche, nous sommes allés voir les banques. Aucune n'a accepté de nous financer, même pour un emprunt de 25 000 €... Finalement, on a signé un bail précaire avec ses parents." Et il n'a pas fallu plus d'un an aux deux jeunes entrepreneurs pour engranger 65 000 € et devenir propriétaires du fonds de commerce.

 

Pho et bo bun, deux incontournables

Le chef éclaire : "Je suis né en France, j'ai donc la double culture, qui nourrit le concept. On a conservé deux incontournables de la cuisine vietnamienne : le bo bun, du boeuf sauté avec nems, vermicelles de riz et légumes - proposé aussi en version végétarienne - et le pho, la soupe traditionnelle vietnamienne au boeuf. Mon père, qui s'était interdit de modifier sa carte, est l'auteur d'un des best sellers : le rouleau de printemps landais, qui revisite la salade landaise. L'autre gros succès est l'Anh Kha Burger, dans lequel du riz thaï vinaigré remplace le pain." De son côté, Valentin Caurette a développé avec succès une offre de vin jusqu'ici absente. Faute de pouvoir pousser les murs, Anh Kha a choisi d'élargir sa clientèle en optant pour la livraison à domicile.

Brigitte Ducasse
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