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Limoges : le France se saborde

Restauration - lundi 16 janvier 2017 11:07
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Limoges (87) La brasserie installée place de la République, en plein centre-ville, ferme ses portes, gangrenée par la délinquance locale et menacée économiquement par les travaux de réaménagement de la place, qui doivent durer trois ans.



Cyril Boissier : 'Je dis stop. Je le déplore pour mes employés, pour ma ville et pour mes clients.'
Cyril Boissier : 'Je dis stop. Je le déplore pour mes employés, pour ma ville et pour mes clients.'

Pour Cyril Boissier et ses 13 salariés, c'est la fin d'une belle aventure. Le patron du France, brasserie du centre-ville de Limoges (Haute-Vienne), a décidé de mettre la clé sous la porte, après cinq années d'investissements et d'efforts. Les raisons de ce naufrage sont multiples : une délinquance qui s'aggrave, avec des incivilités, agressions, menaces, et les décisions d'une municipalité qui n'a pas pris en compte la réalité économique de la place de la République - où est situé le France - lieu de commerce au coeur de la ville, dont l'activité est en berne pour cause de travaux. Ces derniers, qui prévoient un réaménagement total de la place, dureront encore trois ans, bloquant circulation et déambulation des chalands.

"En prime, et c'est ce qui a déclenché ma décision, on a placé devant ma vitrine une turbine à neige pour le marché de Noël, explique le dirigeant, générant un vacarme d'avion au décollage. C'en était trop, avec une terrasse ensoleillée mais inexploitable, des clients désertant les lieux, des annulations de fêtes de fin d'année en cascade."
 

"Je dis stop"

Cyril Boissier, ancien président de l'Umih 87 et propriétaire du Versailles, autre brasserie limougeaude, a fait ses comptes : décembre, habituellement meilleur mois de l'année, affiche une chute d'au moins 40 %. Et le bilan sur 2016 est également en baisse, tandis que se dégrade toute l'activité - bar, restaurant, terrasse, soirées - de son affaire. Il s'est donc rendu au tribunal de commerce, afin de tout arrêter. "La délinquance, le bruit et l'agitation du marché de fin d'année, les chantiers en cours, la certitude que les années à venir seront pires, je dis stop. Je le déplore pour mes employés, pour ma ville et pour mes clients, mais je ne tiens pas à menacer mon patrimoine personnel et mon autre entreprise."

Du côté des voisins du France et des autres boutiques, certains approuvent la décision et envisagent même de suivre l'exemple, au risque de faire de cette place centrale de Limoges une friche ou un désert.


Jean-Pierre Gourvest
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