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L'amour en cuisine

Restauration - lundi 5 décembre 2016 16:33
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Dans le sillon de l'Amour est dans le pré, la chaîne C8 lance aujourd'hui son programme de 'dating' pour cuisiniers célibataires. L'occasion de s'interroger sur la vie amoureuse dans la restauration.



Noëmie Honiat et Quentin Bourdy.
Noëmie Honiat et Quentin Bourdy.

Dans la restauration, l'amour reposerait-il sur les mêmes problématiques qu'autrefois dans les exploitations agricoles où l'on unissait certes deux individus mais surtout deux propriétés ? Bien évidemment, non. Quoi que, c'est un peu l'histoire des Castillan, une dynastie hôtelière de l'Isère : "Mon père et ma mère appartenaient à deux familles hôtelières rivales de La Grave. Leur mariage autorisa la réconciliation et la prospérité des affaires", s'amuse Xavier Castillan, 46 ans, propriétaire d'un camping et d'un restaurant à Treffort (Isère) qui est marié depuis vingt-et-un ans avec Véronique : "Nous nous sommes rencontrés en faisant des extras chez mon frère. Pour les saisonniers comme nous, il est difficile de partager sa vie avec un professeur des écoles qui serait en vacances quand l'activité est la plus forte. Mais cela doit être possible dans la restauration en ville."

La représentation sociale des métiers de la restauration a changé, ce qui autorise de nouveaux codes amoureux comme le rappelle Quentin Bourdy dont le couple avec Noëmie Honiat fut emblématique du millésime 2013 de l'émission culinaire Top Chef : "Je constate autour de moi que les couples durent plus longtemps dans le secteur de la restauration. Les femmes sont entrées en cuisine, et un nouveau modèle s'impose, celui de madame en pâtisserie et monsieur aux fourneaux", explique Quentin Bourdy dont l'union avec Noëmie Honiat se concrétisa par l'arrivée d'un petit garçon l'été dernier. "C'est vrai que dans les années 1990, lorsque l'on allait à une soirée, on disait que l'on était architecte et pas cuisinier, c'est bien différent aujourd'hui", ajoute Xavier Castillan. "Nous sommes plus cultivés, plus charmants aujourd'hui", tente Pierre Meneau, chef cuisinier du Crom'Exquis (Paris, VIIIe) en couple avec Amandine, une doctorante en droit financier : "Nous nous sommes rencontrés sur le balcon d'une amie, nous avons parlé littérature. Aujourd'hui, elle me soutient dans mon entreprise mais ne partage pas mon métier. Lorsqu'il faut fermer le restaurant pour partir un week-end, je le fais."

Épouser un chef, c'est comme se marier avec un homme politique

Clarisse Ferreres-Fréchon partage depuis neuf ans la vie du triple étoilé Éric Fréchon : "Ce sont les nouvelles générations qui ont fait comprendre aux chefs qu'il y avait une vie en dehors des cuisines. Avant notre rencontre, Éric travaillait tout le temps. Je constate que beaucoup de femmes de chef partagent le même métier, moi je suis une exception", explique Clarisse, p.-d.g. de l'agence de communication Melchior, qui gère notamment l'image du chef. "Se marier avec un grand chef, c'est comme entrer dans la vie d'un homme politique. On épouse une ambition, un destin. Je n'ai jamais été déçue car j'avais une idée assez précise de ce qu'était sa vie avant de la partager."

Le cadre des saisons, des entreprises familiales, la pléthore et la mixité des employés des grands hôtels favorisent les rencontres et une vie amoureuse, même si elle peut paraître cloisonnée comme le rappelle Xavier Castillan : "Quand on a travaillé dix heures, on n'a pas forcement envie de faire la fête mais lorsque c'est le cas, tout le personnel sort ensemble. On est toujours un peu entre nous !"


Francois Pont
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