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Retour d'expérience : Passer de salariés à chefs d'entreprise, tout en s'accordant une certaine qualité de vie

Restauration - vendredi 8 janvier 2016 20:17
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Adrien et Caroline Chauvin ont dépassé la trentaine quand ils décident de s'installer à leur compte. « Autour de nous, tous nos amis s'étaient lancés. Nous avions aussi envie de nous poser pour profiter davantage de la vie de famille » confient-ils. Adrien a travaillé chez Richard Coutanceau à La Rochelle, à La Côte Saint-Jacques à Joigny ou encore au Ritz à Paris avant de prendre en main les fourneaux du Café de l'Alma, dans le XVIème arrondissement. Caroline, quant à elle, a été directrice du restaurant du Radisson Paris, avant d'intégrer la Sodexo.  Elle y restera 9 ans dont 7 dans la branche événementielle. Leur projet ? Un restaurant gastronomique qu'ils veulent pouvoir façonner à leur idée. « Nous avons visité plusieurs affaires à Bayeux, Pont-L'Evèque, près du Mont-Saint-Michel, dans le Perche… Nous n'étions pas fixés sur une ville ou une région en particulier. Nous voulions une affaire de taille moyenne, autour de 40 couverts. En dessous, on  s'ennuie, et au-dessus, si on est seul en cuisine, on n'a plus de vie à côté » explique le chef. Le couple va tomber sous le charme d'un restaurant situé à la sortie d'Alençon, direction Le Mans, à 3 km du centre-ville. « La bâtisse avec sa grande cheminée et ses différents espaces aménageables nous a tout de suite séduits, la cuisine était en bon état et l'endroit bénéficiait d'une zone de stationnement proche. Nous sommes également près d'un hôtel. Alençon n'avait pas, en outre, de restaurant gastronomique». L'acquisition va bénéficier de l'accompagnement pratique des services de la CCI d'Alençon. « On se sent moins seuls face à l'administration ou dans la recherche d'aides potentielles » sourit le couple. L'Escargot doré est rebaptisé l'Alezan – couleur d'une robe de chevaux – un hommage aux origines du lieu, d'anciennes écuries, et au département, terre équestre par excellence. La thématique chevaline est d'ailleurs reprise par touches dans la nouvelle décoration, volontairement épurée. Des tables dressées avec élégance et sans ostentation, bien espacées les unes des autres, dans deux salles différentes. L'entrée a été repensée avec l'aménagement d'un vestiaire. L'été, une terrasse bucolique ajoute au dépaysement. 

Faire plaisir et se faire plaisir

« J'avais déjà fait des ouvertures quand j'étais salariée. Chez moi, j'ai refait la même chose" sourit Caroline. Savoir gérer une équipe est toutefois précieux « surtout quand les clients viennent d'abord par curiosité. Ils ne nous connaissaient pas et nous devions dès le début être le plus au top possible ». Résolument décidé à faire plaisir et se faire plaisir, Adrien joue la carte des produits frais, du fait maison et des producteurs locaux. « Il y a tellement de beaux produits et une telle diversité dans la région, pourquoi aller chercher plus loin ? ». En avril 2016, le couple fêtera le deuxième anniversaire de son installation, sans regrets. « Bien sûr, nous restons dans des métiers très prenants mais ce n'est pas la même chose quand on est patrons. Il y beaucoup de responsabilités mais nous sommes libres de mettre en place ce que nous avons envie. Même si nous sommes occupés, nous avons nos enfants sur place. Nous profitons d'une autre qualité de vie aujourd'hui ». Le ticket moyen de l'établissement tourne autour de 40 euros le soir, moitié moins le midi. Sur son site web, L'Alezan propose par exemple l'Invitation gastronomique, une carte cadeau 'au montant de votre choix'.  Parmi les commentaires postés sur les plateformes, retenons celui-ci : une jeune mariée les remercie chaleureusement d'avoir fait porté un plateau-repas du menu de noce à sa grand-mère qui était hospitalisée.

Sylvie Soubes
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