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Hervé Montoyo en première ligne face aux avis frauduleux d'internautes

Restauration - mardi 5 janvier 2016 15:14
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66 - Pyrénées Orientales Il y a un an, le président des restaurateurs de l'Umih 66 portait plainte contre un internaute mal intentionné qui avait mis en ligne une critique injustifiée sur son restaurant, le Chat qui rit. Depuis la publication de l'information dans L'Hôtellerie Restauration, il est devenu un exemple face aux dérives d'internet auprès de ses confrères restaurateurs.



Le chef dans ses cuisines du Chat qui rit à Reynès (Pyrénées-Orientales) : 'À aucun moment je n'ai regretté ma démarche.'
© Francis Matéo
Le chef dans ses cuisines du Chat qui rit à Reynès (Pyrénées-Orientales) : 'À aucun moment je n'ai regretté ma démarche.'

L'Hôtellerie Restauration : Vous aviez porté plainte il y a un an contre un internaute anonyme qui avait écrit un commentaire malveillant sur un site internet. Quelles ont été les suites de cette plainte devant le tribunal de commerce de Perpignan ?

Hervé Montoyo : Le jugement a été rendu en ma faveur, avec une condamnation du site à retirer l'avis, à me donner l'adresse IP de l'internaute et à verser une amende. La justice poursuit les investigations, ce qui me permettra de connaître bientôt l'identité de l'internaute en cause. Et j'irai jusqu'au bout de ma plainte. Parce que, au-delà du préjudice direct de cet avis malveillant, j'ai passé énormément de temps depuis un an sur ce dossier, au détriment de ma vie de famille et de mon entreprise.

 

Comment avez-vous vécu cette démarche ?

J'ai été d'abord été agréablement surpris par l'adhésion des professionnels, qui ont apprécié que je fasse ce premier pas contre un site internet et me l'ont fait savoir. D'un autre côté, j'ai subi des réactions malveillantes de la part de certains qui ont tenté de me salir sur internet à cause de cette action en justice. Il y en a même un qui est allé jusqu'à me traiter de fasciste en appelant au boycott de mon restaurant ! Mais les sites se sont dépêchés d'enlever ces avis choquants et injurieux. En tout cas, à aucun moment je n'ai regretté ma démarche. Et si c'était à refaire, je le referais. Je retiens surtout les soutiens, notamment au sein de l'Umih, au plan national et local, à commencer par celui de François Galabert, président de l'Umih 66. Je me réjouis aussi des encouragements de mes confrères, dont un chef étoilé célèbre qui m'a appelé pour me dire : "Tu es le Robin des bois des restaurateurs." Et puis surtout, j'ai résolu le problème : je n'ai plus d'avis frauduleux sur mon restaurant. C'est fini, totalement fini.

 

Quelles sont les conséquences de ce jugement sur la profession ?

C'est d'abord une libération pour de très nombreux restaurateurs qui hésitent souvent à porter plainte, parce que cela semble compliqué et que notre activité ne nous en laisse pas forcément le temps. C'est pourtant un problème récurrent, je suis bien placé pour le constater : énormément de confrères m'appellent directement ou au bureau de l'Umih 66, de toute la France, chaque semaine voire chaque jour, pour me dire qu'ils sont dans le même cas. Internet est un outil extraordinaire, mais il y a un revers de la médaille que le législateur n'avait pas pris en compte, et le jugement va aider à avancer sur ce plan. C'est une dimension qui sera prise en considération dans la loi Macron II. L'idée étant d'interdire l'anonymat des internautes, ce qui serait un très grand pas en avant.


Francis Matéo
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