×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités
Accueil > Actualités > Restauration

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, Fabien Reniche reconditionne ses invendus

Restauration - mercredi 23 septembre 2015 16:58
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question
Ajouter un commentaire
Partager :
Article réservé aux abonnés

Le Sen (40) À l'Auberge du Prieuré, dans les Landes, le cuisinier-patron propose le soir les plats invendus du déjeuner. Un tarif unique : 3 € en vente à emporter.



Parce qu'il a horreur du gaspillage, Fabien Reniche a réfléchi à une formule à emporter à bas prix.
Parce qu'il a horreur du gaspillage, Fabien Reniche a réfléchi à une formule à emporter à bas prix.


Niché au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, Le Sen, village de 200 âmes, a accueilli Fabien Reniche à bras ouverts. Non seulement le cuisinier de 43 ans a rouvert, après plus d'un an de fermeture, l'Auberge du Prieuré en juillet dernier, mais il régale d'une formule à 12 € sa clientèle composée en majorité de salariés locaux. Un seul menu : buffet froid, plat du jour au choix, dessert, café et un quart de vin.

Après le service du déjeuner, les plats du jour invendus - s'il en reste - sont conditionnés en barquette individuelle et proposés au prix de 3 €. Inutile de dire que l'on s'arrache les lentilles-saucisses, endives au jambon, blanquette de veau… Des plats familiaux réalisés le matin même avec des produits frais, locaux et de qualité.

 

Dans le métier depuis l'âge de 16 ans, Fabien Reniche explique : "Chaque matin, je prépare deux plats du jour en tablant sur 25 à 30 couverts. Le vendredi de ma première semaine, il me restait deux plaques de lasagnes, soit 24 parts. Or, on n'a pas le droit de congeler. Le soir, comme je suis seul et que je ne propose que des pizzas maison, j'ai ajouté à la carte : 'Votre plat à emporter selon disponibilité'." La nouvelle s'est propagée à toute vitesse. Fabien Reniche est devenu une célébrité ! Il en sourit.

"Avant, j'étais chef de cuisine à la ville de Paris. C'est fou ce que l'on jetait. Je n'aime pas le gâchis. Autant que des gens en profitent". A 3 €, je m'y retrouve." Locataire de la mairie, le chef, qui a investi 20 000 € pour rénover la salle et acheter le matériel, règle un loyer mensuel de 200 € comprenant la licence IV. Vu le succès de sa table, il s'en sort bien. Un de ses clients habitués confie : "Ce n'est pas le prix qui est le plus important, mais la façon d'être accueilli. Le chef est gentil, serviable et en plus sa cuisine est délicieuse !"

Brigitte Ducasse

Journal & Magazine
N° 3760 -
26 novembre 2021
N° 3759 -
13 novembre 2021
SOS Experts
Une question > Une réponse
E-réputation : gérer ses avis clients en ligne
par Thomas Yung
Services