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L'Gros Luxe : du pas cher de qualité

Restauration - lundi 30 mars 2015 15:46
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Montréal (CANADA) Si le concept de restaurant low cost existait déjà à Montréal, il a trouvé ses lettres de noblesse avec cet établissement à la déco cosy. S'appuyant sur quelques plats originaux et une carte de cocktails imaginative, l'enseigne a évité l'écueil du 'cheap'. Alors qu'elle n'a pas encore soufflé sa première bougie, la marque est sur le point d'ouvrir sa troisième adresse.



Imaginé par Alex Bastide et Tamir Schlanger, respectivement originaires de Montréal et de Vancouver, L'Gros Luxe (Montréal) apporte un vent de fraîcheur à la restauration bon marché. Les deux entrepreneurs ont beau ne pas avoir à leur carte un plat à plus de 9 $ (6,50 €), pas question de dévaloriser le client en lui donnant l'impression de rentrer dans un bouiboui. Le site internet de l'enseigne, qui accorde une place importante au noir & blanc, donne le ton en évoquant l'atmosphère des bistrots parisiens. Autre clin d'oeil à la capitale française, le bar est entièrement recouvert des carreaux biseautés typiques du métro parisien. La salle du restaurant mêle tons clairs et foncés, boiseries et tapisseries. Les tables s'entourent tantôt de chaises, tantôt de banquettes en velours rouge. Les différents éléments de décoration - des épées, un gramophone, des cadres dorées, chinés pour la plupart - donnent une dernière touche cosy au lieu. Aux antipodes de la gargote. La clientèle est du même tonneau. Jeune, soignée, pas forcément fortunée mais nullement déshéritée. L'emplacement du deuxième Gros Luxe n'a pas été choisi par hasard. Il a ouvert sur l'avenue Bernard, en plein Mile End, un quartier en pleine mutation qui accueille aujourd'hui - outre les locaux d'Ubisoft, le spécialiste français du jeu vidéo - plusieurs stars montréalaises.

"Faire du volume"

David Henni explique la recette du succès. Ce Français originaire de la Côte d'Azur est installé à Montréal depuis trois ans. L'homme - dessinateur industriel de formation - a fait toute sa carrière dans la restauration. Autodidacte, il a travaillé dans des restaurants, des brasseries, des discothèques, des bars… Une polyvalence qui séduit et lui ouvre les portes de la direction générale des Gros Luxe. Cet homme-orchestre intervient sur tous les fronts pour assurer la pérennité de l'entreprise. Avec des tarifs aussi bas, sa fonction pourrait tenir de la quadrature du cercle. Il n'en est rien : "Mon objectif est de faire du volume. Je ne prends aucune réservation pour ne pas risquer d'avoir une table vide. Premier arrivé, premier servi. Les clients donnent leur nom et numéro de téléphone et nous les appelons pour les prévenir que leur table sera prête dans dix minutes. S'ils n'arrivent pas, je donne la table aux suivants. La sortie prochaine d'une appli pour smartphone permettra de s'inscrire sur la liste d'attente à distance. Le restaurant est complet de 19 heures à 23 herues et accueille chaque jour 500 à 600 clients. Le ticket moyen est de 21 $ [15 €]."

La méthode, qui pourrait sembler cavalière, est parfaitement acceptée. Chaque soir de week-end, la longue file d'attente qui se forme devant la devanture noire en atteste. L'Gros Luxe doit aussi son succès à sa carte de cocktails et plus particulièrement à ses sept Bloody Caesar 'à manger'. Ces boissons- dont les tarifs moins low cost vont de 12 à 20 $ (9 à 14,50 €) - se composent du fameux cocktail canadien dans lequel est plongé un pic garni de rondelles d'oignon, de minis burgers ou de rouleaux de printemps.

Fort de son succès - L'Gros Luxe de l'avenue Bernard devrait réaliser un chiffre d'affaires de 2,5 M$ (1,8 M€) - Alex Bastide commence à rêver de passer les frontières et de traverser l'océan avec un projet à Brooklyn et un autre en France. Affaire à suivre…

Guillaume Dayan

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