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Le Brésil, un marché complexe et prometteur

Restauration - vendredi 27 juin 2014 12:27
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BRESIL Dans 'l'éternel pays d'avenir', de nombreuses opportunités s'offrent aux professionnels de l'hôtellerie-restauration. Entretien avec Cristina Afonso et Géraldine Andrejac, chefs de pôles pour Ubifrance Brésil.



Le chiffre d'affaires du secteur hôtelier au Brésil était en hausse de 10,6 % en 2013.
© DR
Le chiffre d'affaires du secteur hôtelier au Brésil était en hausse de 10,6 % en 2013.

L'Hôtellerie Restauration : Quelles sont les opportunités dans le secteur de l'hôtellerie ?

Cristina Afonso : Elles sont nombreuses. La croissance du chiffre d'affaires du secteur hôtelier au Brésil s'est élevée à 10,6 % en 2013, selon l'Institut brésilien de géographie et statistiques. Selon le cabinet de conseil Jones Lang Lasalle, le potentiel est encore considérable. La pénétration de l'offre hôtelière est d'à peine 1,4 chambre d'hôtel pour 1 000 habitants - contre 15,5 chambres aux États-Unis par exemple. D'ici à 2022, la demande serait de 192 700 chambres d'hôtels, soit un chiffre 71,2 % supérieur à la capacité actuelle. Si les capitales d'État du sud-est du pays, telles que São Paulo et Rio de Janeiro, comptent de manière générale une capacité hôtelière suffisante pour répondre à la demande actuelle, il existe encore un déficit important dans les villes secondaires de moins d'un million d'habitants, qui concentreraient près de 42 % de la demande projetée d'ici à 2022. Il convient de ne pas oublier les régions du nord et du nord-est du pays, qui ont bénéficié d'importants investissements au cours des dernières années, et qui, en plus d'attirer tous les ans des millions de touristes brésiliens sur les côtes, ont enregistré une croissance forte du pouvoir d'achat de leur population. Divers Français se sont déjà lancés dans l'expérience de l'hôtellerie au Brésil : par exemple, La Suite, l'hôtel Santa Teresa ou Casa Mosquito à Rio de Janeiro (lire ci-dessous), la Casa do Amarelindo à Salvador, la Pousada Picinguaba au bord de la mer… Les hôtels de luxe et les boutique-hôtels sont des segments sur lesquels il existe encore une demande importante. Les hôtels de charme dans des emplacements privilégiés peuvent également constituer de très bonnes opportunités. Par ailleurs, plus de 5 000 chambres d'hôtels sont actuellement en construction dans le pays. Ce développement représente des opportunités intéressantes dans les domaines de la décoration d'intérieur, des équipements et de la formation.

Et dans le secteur de la restauration ?

Géraldine Andrejac : Les Brésiliens dépensent un tiers de leur budget alimentation en restauration hors domicile. Ce qui explique la forte consommation dans les formats de restauration spécifiquement brésiliens : la padaria, sorte d'épicerie-boulangerie-restaurant, ainsi que la lanchonete, bar-restaurant où l'on peut grignoter à toute heure. La gastronomie française est de manière générale appréciée par les Brésiliens. Il existe déjà divers restaurants français dans les grandes villes du sud-est du pays. Des projets ont par ailleurs vu le jour dans la boulangerie-pâtisserie, avec le développement de boulangeries traditionnelles à la française ou l'implantation de groupes tels que Ladurée. La difficulté réside dans l'obtention d'un produit similaire au produit français, alors que la qualité des matières première rencontrées au Brésil est tout à fait différente.

Quelles sont les principales difficultés lorsqu'on se lance au Brésil ?

C.A : En plus des aspects liés aux visas de travail et aux procédures administratives complexes, la formation de personnel qualifié est l'un des grands défis du secteur. Par ailleurs, la communication est très importante au Brésil, et il convient de savoir s'entourer d'une bonne agence, de figurer dans les blogs et dans les revues du secteur. Une association avec des Brésiliens ayant déjà une expérience dans le secteur ou bien introduits dans certains milieux peut être un atout important.

Propos recueillis par V.B.

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