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Slow food dans les favelas

Restauration - mardi 1 avril 2014 17:23
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Rio de Janeiro (BRESIL) La chef brésilienne Regina Tchelly métamorphose restes et déchets alimentaires en mets alléchants. Une cuisine durable qui séduit aussi bien les habitants des favelas que les classes moyennes.



Regina Tchelly (à droite) : 'L'objectif de ce projet est de modifier la relation des êtres humains aux aliments.'
© DR
Regina Tchelly (à droite) : 'L'objectif de ce projet est de modifier la relation des êtres humains aux aliments.'

Quiche aux tiges de brocolis, gâteau aux peaux de banane et à la cannelle, gelée à l'écorce d'ananas… Autant de créations imaginées par Regina Tchelly, une cuisinière brésilienne qui ne jette (quasiment) rien. Cette ligne de conduite, l'autodidacte la doit à son histoire personnelle. Originaire du Nordeste (l'une des régions les plus pauvres du Brésil), elle arrive à Rio de Janeiro à l'âge de 18 ans et se fait embaucher comme femme de ménage par de riches familles. "J'ai été choquée par toute la nourriture gaspillée par les habitants et sur les marchés. Là d'où je viens, la culture est de tirer le maximum des aliments, et ce qui est inutilisable sert à nourrir les animaux", raconte-t-elle. La jeune femme décide alors de récupérer ces déchets prêts à être jetés et improvise des recettes, qu'elle améliore au fil du temps.


"Nous créons des habitudes"

Avec 140 réals en poche (soit 45 €) et l'aide du mouvement Slow Food, elle crée Favela Orgânica en 2011. Ou comment enseigner l'art de cuisiner les restes alimentaires aux habitants des quartiers les plus démunis. "L'objectif de ce projet est de modifier la relation des êtres humains aux aliments, en leur faisant prendre conscience de chaque étape du cycle de l'alimentation : la gestion des courses, la consommation, la préparation et le fait de jeter. Nous créons des habitudes et des pratiques alimentaires responsables à l'égard de l'environnement et saines pour la famille et la communauté", estime-t-elle. Les participants peuvent ainsi acquérir de nombreuses connaissances nutritionnelles et découvrir des astuces afin d'optimiser leur budget alimentation. Par ailleurs, Regina Tchelly a initié la création de jardins partagés dans les favelas : les habitants plantent des graines de légumes bio et assurent leurs propres récoltes, sans pesticides.

Le projet social, relayé par les médias, a vite dépassé les 'frontières' de la simple favela de Babilônia, à Rio de Janeiro. Après avoir organisé de nombreux ateliers dans tout le Brésil, Regina Tchelly est désormais sollicitée pour donner des conférences. Ses services de traiteur ont même convaincu les organisateurs d'événements corporate et la classe moyenne, sensible à ces problématiques.
V. B.

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