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Le Congrès international des concepts de restauration dresse un bilan encourageant

Restauration - mardi 21 juin 2011 10:36
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Berlin (ALLEMAGNE) Si le marché européen de la restauration n'est pas florissant, il est en bonne voie de récupération. Mais la crise a laissé des traces sûrement indélébiles.



Holyfields, une nouvelle enseigne Berlinoise avec la commande sur bornes interactives.
Holyfields, une nouvelle enseigne Berlinoise avec la commande sur bornes interactives.

Jochen Pinsker, vice-president senior foodservice Europe de NPD Group, a procédé à un petit tour d’Europe du marché de la restauration. «Oui, le secteur ne s’est toujours pas remis de la crise. Une économie qui repart ne signifie pas que le marché de la restauration soit automatiquement florissant. Il faut d’abord que les clients reprennent confiance en l’avenir », dit ce spécialiste des études en restauration.

NPD Group a réalisé un sondage spécifique sur cette fameuse confiance qui incite le consommateur à déserrer les cordons de la bourse. On s’aperçoit que les Européens, tous confondus, ont une perception de l’inflation beaucoup plus dramatique qu’elle ne l’est en réalité. Ceci dit, en 2008/2009, la courbe est au plus bas, puis elle remonte lentement mais sûrement jusqu’à aujourd’hui, tout en étant encore en négatif. Un seul pays passe en positif : les Allemands.

Et cela se traduit dans les ventes, toujours en dessous du niveau d’avant la crise mais elle remonte. « Les clients sont prêts en 2011 à dépenser un peu plus au restaurant que les années précédentes. Au premier trimestre 2011, elles ont augmenté de 3,5% en Allemagne et de 2,6% en France tandis que l’Espagne (PNB en baisse et 20% de taux de chômage) a enregistré une chute de 8,2% ».

En revanche, le nombre de visites au restaurant n’a pas repris avec vigueur. La crise a incité les clients à consommer moins et moins souvent, en supprimant les desserts, en étant plus regardants sur les boissons, voire à changer de gammes de restaurants pour faire baisser l’addition. Le choix du restaurant dépendait du prix pour 9,7% des clients en 2008, aujourd’hui, la note est déterminante pour 17% d’entre eux. A noter également : 53% des personnes interrogées estiment que la crise a changé leurs habitudes alimentaires.

Jochen Pinsker a relevé cependant quelques points encourageants. Pour lui, les femmes représentent un facteur de croissance. Elles vont de plus en plus au restaurant et ont presque rattrapé les hommes en nombre de visites. Les plus de 50 ans, qui ont moins souffert de la crise en raison de situations plus stables, sont aussi une cible à fidéliser. Le petit déjeuner hors domicile est en augmentation, tout comme les repas sur le pouce. La restauration rapide est bien le grand vainqueur de la crise.

Quand retrouverons-nous le niveau de consommation d’avant la crise ? « Impossible de donner une réponse, mais à mon sens, seules la France et l’Allemagne peuvent y parvenir, répond Jochen Pinsker qui souligne :  «  la baisse de la TVA a d’ailleurs joué un grand rôle dans l’amélioration de la situation de la France ».

 

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Les dépenses dans l’année au restaurant 

 
USA : 1292 euros
Italie : 906 euros
Grande-Bretagne : 880 euros
Espagne : 794 euros
Allemagne : 698
France : 632

(Source : NPD Group)

Nadine Lemoine