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Courtepaille : un nouvel élan pour ses 50 ans

Restauration - mardi 8 mars 2011 15:41
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1961 : Jean Loisier inaugure le tout premier Courtepaille à Rouvray, en Bourgogne. 2011 : 222 restaurants couvrent le territoire (172 succursales et 50 franchises, et un restaurant en Pologne). 2015 : 100 restaurants de plus ?



Signé en décembre dernier, l’acquisition de Courtepaille par Fondations Capital est désormais effective. Le fonds d’investissement indépendant créé par Xavier Marin et Philippe Renauld devient l'actionnaire majoritaire de Courtepaille. Le reste du capital est détenu par Salvepar et par près de 300 collaborateurs (directeurs de restaurant et directeurs adjoints), avec 15% des parts. Un rachat qui a valorisé l’entreprise à hauteur de 245 millions d’euros.

Courtepaille affiche pour 2010 un volume d’affaires de 278,7 millions d’euros pour 222 restaurants. Le chiffre d’affaires est en progression de 5,7% par rapport à 2009 à périmètre comparable. Quant à la fréquentation, elle bondit de 4,4%. Pour Philippe Labbé, président de Courtepaille, ces bons résultats s’explique par la « nouvelle dynamique créée par l’harmonisation du taux de TVA en janvier 2009 qui a permis de baisser les prix et de relancer les investissements ». Le ticket moyen 2010 s’élève à 18,70 euros, soit 1,10 euro de moins qu’en 2008, dernière année complète avec un taux de TVA à 19,6%. Les investissements ont permis la reprise des ouvertures avec 8 restaurants (dont 3 en franchise) contre 4 l’année précédente. Dernier engagement du contrat d’avenir, 350 emplois ont été créés en 2010 et la formation des salariés a été renforcée via le e-learning au sein même des restaurants. Dès 2009, les salaires avaient été revalorisés entre 3% et 7% et le régime d’intéressement avait basculé sur le chiffre d’affaires hors taxes. Un retour en arrière sur le taux de TVA ? Philippe Labbé ne veut pas en entendre parler : « Ce serait un suicide économique et social ».

 

Nouvelle étape de développement

 

Courtepaille 2011 adopte un nouvelle identité visuelle modernisée qui souligne la spécificité de l’enseigne : le grill. On la retrouve sur tous les supports de communication, de la carte au set de table, sur les applications mobiles mais aussi sur les tenues aux couleurs du logo marron et rouge (3700 salariés). « Un changement d’image qui s’est déployé  en 24 h sur tous les établissements entre le 30 septembre et le 1er octobre dernier », rappelle philippe Labbé.

La chaîne s’est aussi attaquée à son architecture et sa décoration : hotte noire contemporaine mais retour du toit de chaume pour le côté douillette chaumière, création d’une signature pour les arts de la table... Des changements déjà appliqués sur les derniers restaurants ouverts à Rouen-Barentin, Val-de-Reuil, Châtellerault, Varennes-sur-Seine et dans le cadre de rénovation à Brie-Comte-Robert, Compiègne et Saint-Quentin-en-Yvelines. L’ensemble des restaurants suivra cette nouvelle ligne.

Quant au nouveau patron, Fondations Capital, il soutient évidemment la « stratégie de poursuite de la croissance du réseau en propre et en franchise ». L’objectif ? Un parc de 300 restaurants fin 2015 à un rythme d’une vingtaine par an. Une centaine de millions d’euros sera consacrée au programme d’investissements. 1.600 emplois en découleront.

Courtepaille prévoit un coup d’accélérateur sur la franchise pour arriver à 90 unités contre 50 aujourd’hui sur un format de bâtiment solo. Pour autant, le développement en centre commercial initié en 2009 et sur les axes autoroutiers est toujours à l’ordre du jour. La nouveauté, c’est le test en centre-ville avec l’ouverture d’un restaurant à Caen dans 15 jours par un franchisé. Oui, le numéro 2 du segment de la grillade étudie les différentes options. « On voit la restauration rapide qui va vers le service à table et inversement. Cela amène chaque enseigne à réfléchir, notamment à la rapidité de service », admet Philippe Labbé.
Nadine Lemoine