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Paris des chefs passe à la dimension supérieure

Restauration - mardi 25 janvier 2011 15:50
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Villepinte (93) Plus long, plus copieux, plus intense : pour sa 3e édition, la manifestation avait convoqué vingt duos alliant chefs cuisiniers et créateurs de tout genre et a remporté un succès mérité.




Doit-on tout montrer en cuisine ? Ou bien faut-il chercher à dévoiler le moins possible ? Ces questions ont agité pendant trois jours les participants du Paris des Chefs, manifestation désormais incontournable du salon Maison & Objet qui se déroulait du 21 au 25 janvier au Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte. Sur scène, chaque cuisinier était accompagné d’un créateur de tout genre (designer, architecte, styliste, musicien…), un alter-ego, un ami, quelqu’un avec qui il avait déjà travaillé. Le but ? Confronter la cuisine d’auteur à la création. À raison de quarante minutes chacun, les tandems ainsi formés étaient ‘cuisinés’ par deux journalistes, Andréa Petrini et Benoît Chaigneau, exposant à un public captivé les fruits de leur collaboration sur un thème donné, le visible et l’invisible.

À commencer par celle de Giovanni Passerini, jeune chef du Rino, un bistrot du XIe arrondissement de Paris, et Helena Ichbiah, moitié du duo de graphistes-designers Ich&Kar. “On s’est retrouvé dans un café, on a discuté de différentes idées et celle des assiettes rouges lui a le plus plu”, raconte Helena sur scène pendant que Giovanni prépare des raviolis au confit d’oignon et maquereau fumé. Une fois cuits, il les pose dans le creux de l’assiette et les recouvre d’un bouillon. L’assiette devient blanche, comme par magie. “Quand on verse, la couleur disparaît avec le chaud, c’est de l’encre thermo qui réagit à la chaleur”, explique la designer sous les yeux médusés de l’assemblée.

Autre témoignage, celui de Sang-Hoon Degeimbre qui a présenté une composition intitulée ‘ton rouge’. Un jeu de mot pour un jeu de texture puisque le poisson protégé était imité par de la chair de betteraves. Bluffant. Thierry Marx et Sybille de Margerie, collaborant ensemble à l’aménagement du futur Mandarin Oriental à Paris, ont choisi de travailler sur le visible et l’invisible dans le monde du luxe, dévoilant une bento box dans une boîte à chapeau.

 

Des rencontres passionnantes

Avec 20 couples convoqués au lieu de 12 l’an passé, une manifestation qui s’étalait sur deux jours et demi (et non une journée), un thème au cœur de la réflexion, des toques de renommée internationale, cette 3e édition pilotée par Nicolas Chatenier de l’agence Peacefull Chef a donné lieu à des rencontres passionnantes. Partisans du dissimulé ou adeptes du visible, chaque duo a pu expliquer sa démarche, soulever des questions, déboucher sur des échanges, voire faire progresser l’art de la table.
Nous sommes étonnés de la qualité des travaux, tous ont joué le jeu, présentant un projet qu’ils ont monté en commun et mettant en lumière des réflexions très différentes. On a voulu montrer à quel point le chef cuisinier est un créateur capable de mettre en scène les tendances, et que son travail est aussi important que celui d’un designer ou d’un architecte”, explique, ravi, Nicolas Chatenier.

Julie Gerbet