Actualités
Accueil > Actualités > Produits et boissons

Les truffes seront rares et chères cette saison

Produits et boissons - mercredi 5 décembre 2012 10:10
Ajouter l'article à mes favoris
Suivre les commentaires
Poser une question / Ajouter un commentaire Partager :

Lalbenque (46) Cycle végétatif décalé et manque de pluie estivale, les trufficulteurs du Lot estiment que l'année risque d'être insatisfaisante en termes de quantité et de qualité.



Les plus beaux lots ont été vendus 800 € le kilo sur la marché de Lalbenque (46).
Les plus beaux lots ont été vendus 800 € le kilo sur la marché de Lalbenque (46).

Selon les cours établis le 4 décembre au marché de Lalbenque (46), le premier à fixer les prix, les truffes seront rares et chères cette saison. Quarante kilos ont été vendus à 650 € le kilo, moyenne des prix, contre 350 euros l'an dernier, où 60 kilos avaient trouvé preneurs. "Ce sera une petite année en quantité et en qualité par manque de pluie cet été même s'il faut attendre la fin de l'année pour avoir une vision plus globale", affirme Alain Ambialet, président des trufficulteurs du pays de l'Albenque. En présence d'une foule nombreuse, les meilleurs lots ont été vendus 800 € le kilo, contre 450 € pour les moins beaux. "Les prix sont fixés en fonction de l'offre et de la demande", souligne Alain Ambialet. Alexis Pelissou, Le Gindreau à Saint-Médard (46), est conscient qu'il sera difficile de contenir les prix. "Les circuits sont courts, il n'y a pas d'aspect spéculatif. 

Les vertus du diamant noir

Pour lui, les clients sont chaque année plus nombreux à découvrir les vertus du diamant noir du Quercy. "La truffe inspire un cuisinier, décuple son imagination. Je la sers après une mise en température et un assaisonnement", détaille-il. Delphine Vigne, trufficultrice et propriétaire de La Ferme de la truffe à Cuzance (46), estime que "le cycle végétatif a été décalé. Les orages de juillet se sont produits en août, d'où ce manque de maturité". Omelettes et ris d'agneau aux truffes sont à la carte de son restaurant. Guillaume Alibert-Sens, chef et propriétaire de L'Auberge du Mas d'Aspech à Belmont-Sainte-Foi (46), constate que "la truffe reste un produit de luxe contrairement au foie gras". Il la sert "de manière classique, en brouillade, en omelette ou en crème brûlée".

Bernard Degioanni