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Haro sur les boissons sucrées, édito du journal du 2 février 2017

Juridique et social - mercredi 1 février 2017 09:16
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Alors que le programme national nutrition santé s'est fixé pour objectif de réduire de 25 % en cinq ans la proportion d'enfants consommant plus d'un demi-verre de boissons sucrées par jour, se répandait en France - et plus particulièrement dans les établissements de restauration rapide - une pratique consistant à proposer ces mêmes boissons à volonté, afin d'attirer un jeune public. Pour lutter contre ces consommations excessives, la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 a interdit la mise à disposition en accès libre et à volonté, sous forme d'offre gratuite ou pour un prix forfaitaire, de boissons avec ajout de sucres ou d'édulcorants de synthèse et ce, dans tous les lieux de restauration ouverts au public, les établissements scolaires et ceux destinés à l'accueil, à la formation et à l'hébergement des mineurs. 

L'arrêté du 18 janvier dernier fixe la liste des boissons concernées par cette interdiction, à savoir toutes celles contenant du sucre ou un édulcorant ajoutés. Toutes les formes de restauration sont concernées, ainsi que les professionnels de l'hôtellerie et des clubs de vacances, qui se retrouvent sous le coup de l'interdiction lorsqu'ils proposent un petit déjeuner sous forme de buffet avec des fontaines à jus de fruits à volonté, pour un prix forfaitaire. Ils pourront maintenir cette formule si les jus de fruits sont sans sucre ajouté, dont le coût est néanmoins plus élevé. Une loi qui entraîne des désagréments pour les professionnels et n'empêchera pas les jeunes de consommer - sans modération - des boissons sucrées dans le cadre privé. 

Pascale Carbillet
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