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L'hôtel Le Temps de vivre n'a pas trouvé de repreneur à Sourdeval

Hôtellerie - vendredi 5 octobre 2012 15:05
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Sourdeval (50) Dans la campagne normande où ferment plusieurs établissements, l'hôtel est en vente depuis cinq ans. Faute de repreneur, et partant en retraite, ses propriétaires ont dû fermer fin septembre.



Ce dimanche 30 septembre, Monique et Claude Lechapelais ont accueilli leurs derniers clients. À 65 ans, le couple a décidé qu'il était temps de prendre leur retraite. Malheureusement, ils n'ont pas réussi jusqu'ici à vendre leur hôtel, Le Temps de vivre à Sourdeval (50). Il a donc fermé ses portes, et ne les rouvrira que s'ils lui trouvent un acquéreur. C'est en 1981 que le couple a repris l'établissement de dix chambres. Pendant trente ans, ils ont investi dans leur hôtel. "Nous avons remonté le toit pour installer notre appartement, refait toutes les chambres, agrandit la cuisine, et il y a des dépendances pour agrandir encore", explique Claude. De l'avis général, c'est un bel établissement. Selon une étude faite par la CCI de Granville, l'affaire est rentable et peut continuer à se développer.

Deux visites sérieuses en cinq ans

Pourtant, l'hôtel ne se vend pas. "En cinq ans, nous n'avons eu que deux visites sérieuses." Selon les propriétaires, les gens ne veulent plus venir à la campagne pour travailler tous les jours au détriment de leur vie de famille. Et surtout, il est difficile pour de jeunes professionnels de trouver les financements nécessaires pour acheter les murs et le fond. Face à ce problème de financement, la CCI avait proposé une solution : que la mairie achète les murs. Mais selon le maire Albert Bazire, trouver de l'argent n'est pas facile non-plus pour la collectivité. "Tout ce que nous pouvons obtenir, c'est un prêt à taux zéro pour celui qui achèterait le fonds", explique-t-il. Pourtant, il confirme que la fermeture de l'hôtel portera préjudice à sa ville de moins de 3 000 habitants, qui a vu ses entreprises fermer et sa population vieillir.

"Nous avions trois hôtels à Sourdeval, dont le Temps de vivre qui attirait plutôt les touristes et les commerciaux. C'était déjà difficile de faire venir les touristes, ce le sera encore plus." Le Temps de vivre n'est donc pas le seul commerce qui a des difficultés à trouver un repreneur. Thierry Barbot a repris un bar l'année dernière, qui avait été fermé pendant deux ans. À l'époque, il y avait encore cinq cafés dans la ville. "Aujourd'hui, il n'y en a plus que trois en plus du mien. Et deux d'entre eux sont à vendre", explique-t-il. Thierry Barbot et le couple Lechapelais ont la même solution pour développer leurs affaires : en faire toujours plus. "Par exemple, on pourrait améliorer l'accueil des randonneurs à vélo", explique Monique. Du potentiel mais pas de vente, une situation difficile à vivre pour le couple.

Julie Durand

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