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New York: débat autour du système de protection dans les hôtels

Hôtellerie - mercredi 8 juin 2011 09:51
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Le syndicat des personnels hôteliers de New York fait campagne pour qu'un système permettant d’alerter la sécurité en cas d'agression devienne obligatoire dès l’an prochain dans tous les hôtels de New York.



Les hôteliers new-yorkais confrontés au problème de la sécurité des salariés depuis l'affaire DSK
Les hôteliers new-yorkais confrontés au problème de la sécurité des salariés depuis l'affaire DSK

Le Pierre, un hôtel de luxe, qui borde Central Park a annoncé qu'il allait s'équiper d'un service d'alerte suite aux accusations de tentatives de viol sur une femme de chambre à l’encontre d’un homme d’affaire égyptien. Cette affaire est intervenue après l'affaire Dominique Strauss-Kahn. Le Sofitel de New York a aussi consenti à équiper son personnel, rapporte le Wall Street Journal. 

Le mécanisme du bouton d'alerte est inspiré de celui qu'utilisent des personnes âgées afin de prévenir un central de surveillance en cas de problème. "Le bouton d’alarme est une très bonne chose."explique Aïssata Bocum, femme de chambre à l'hôtel New Yorker, un hôtel haut-de-gamme de midtown Manhattan. Elle est aussi déléguée syndicale. "Dans mon hôtel, la direction n’a pas encore pris de mesure. Si nous avions le bouton d’alarme, ça aiderait beaucoup.  Si je vois quoique ce soit de suspect, je presse le bouton. Vous êtes toujours seule dans votre quand vous faites une chambre!"

New York compte l'un des plus forts taux de syndicalisation de l'industrie hôtelière (75%). La campagne du puissant syndicat pourrait donc porter ses fruits. Peter Ward, responsable du syndicat, cite un florilège de moyens de renforcer la sécurité du personnel : une surveillance accrue dans les ascenceurs et les couloirs, une meilleure formation pour les managers et les femmes de chambre, une meilleure surveillance des clés électroniques.

Du côté du management, on préfère bien souvent se passer d'une envahissante publicité à ce sujet. Au Carlyle, un hôtel de luxe de l'Upper East Side, on se refuse à tout commentaire. Dans un communiqué, le groupe Marriott annonce quant à lui: "Les procédures de sécurité et évaluation du risque dans nos hôtels sont examinées fréquemment. Les mesures sont adaptées à chaque établissement parce que chaque hôtel est unique, aussi bien par son emplacement géographique que sa configuration. Nous consultons les experts pour savoir quelles mesures seraient possibles et utiles, et voir si des appareils tels le bouton d'alerte seraient efficaces." 

Pascal Riffaut, un ancien concierge qui a notamment travaillé au St Regis de New York, un très grand hôtel dans le giron de Starwood explique "Ces derniers jours, on entend tout : de la mise en place de cameras dans toutes les chambres à laisser la porte ouverte, ce qui présente un risque de vol des biens du clients, ou encore le port de pantalon pour les femmes de chambre."

Selon lui, il n'y a pas vraiment de recette miracle. "La solution la plus efficace serait que les femmes de chambres soient toujours deux, mais cela coûterait une fortune aux hôtels." Il ajoute que les cas d’agressions violentes comme les deux qui ont fait la "une" des journaux ces dernières semaines sont "rares". 
Laure Guilbault