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André Marcon, un hôtelier à la tête des chambres de commerce et d’industrie

Hôtellerie - mercredi 2 mars 2011 17:31
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Frère de Régis Marcon, il est devenu le 22 février président de l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (ACFCI). Il succède à Jean-François Bernardin, qui a occupé ce poste durant dix ans.



André Marcon, nouveau président de l’l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie.
André Marcon, nouveau président de l’l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie.


André Marcon n’est pas un homme timide, mais c’est un homme modeste. De sa nomination comme délégué consulaire en 1985 jusqu’à son élection, le 22 février comme président de l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (ACFCI), il parle de son ascension comme d’une série de rencontres et de hasards. En 1995, il entre à l’ACFCI et travaille sur des dossiers transversaux (création d’entreprise, international) : Lle tourisme n’était pas [mon] chantier principal ; en revanche c’est par ce secteur que j’ai connu les chambres de commerce et que je me suis fait connaître.Il devient par la suite membre de la commission tourisme de la CCI Le Puy-Yssingeaux, puis grimpe dans la hiérarchie des chambres consulaires auvergnates.

Aujourd’hui aux commandes de plus de 800 000 entreprises du commerce, 500 000 entreprises du tourisme, et d’environ 100 000 entreprises industrielles et de sous-traitance, André Marcon affirme qu’il ne développera pas de secteur prioritaire dans sa prochaine mandature. En revanche : “le secteur du tourisme reste [s]on secteur de cœur”. C’est un domaine, en effet, où les enjeux sont élevés : “Nous allons faire porter nos efforts sur deux chantiers importants : les normes hôtelières et les problèmes de rénovation des hôtels liés aux contraintes de sécurité et d’accessibilité. L’attente des entreprises est énorme, elles sont désemparées devant l’urgence des mises aux normes et souhaitent en majorité l’appui des CCI. Elles nous ont délivré trois messages qui vont être la base de notre stratégie :

- 1 - les aider à [rendre compréhensibles] les textes et les réglementations administratives. C’est ce que nous ferons, par exemple en faisant passer des pré-audits aux entreprises pour les mises aux normes ;

- 2 - leur servir d’intermédiaires auprès des collectivités locales, des institutions financières et des grands donneurs d’ordre, par exemple en multipliant les contacts avec la Caisse des dépôts et Oséo ;

- 3 - leur apprendre à travailler ensemble, en mettant en place des réseaux d’entreprises.” Un domaine qu’André Marcon connaît bien, via son groupement Auberges de pays, cédé récemment aux Logis. “Mais cette fois, ne s’agit pas de créer des réseaux destination où toutes les entreprises se font concurrence, mais bien créer des réseaux transversaux, avec des thématiques généralistes.”

 

Le tourisme : un secteur fédérateur

Le nouveau président de l’ACFCI n’oublie pas l’industrie ou le commerce. “Le tourisme peut être fédérateur car c’est un secteur par nature transversal.” Se voulant prudent et pragmatique, André Marcon souhaite renforcer ‘l’effet terrain’, sans forcément ajouter de nouveaux moyens à ceux qui existent déjà : “Il ne s’agit pas de débloquer de nouveaux crédits, l’argent est rare, il faut être économe, efficace et utiliser la compétence des gens. Son mode d’action : utiliser des méthodes déjà testées dans le domaine de la qualité ou à l’international et qui lui ont réussi : “Nous sommes reconnus pour notre compétence et sommes chefs de file pour animer les réseaux européens sur la qualité.

André Marcon souhaite enfin renforcer la communication des chambres de commerce : “Nous devons valoriser [nos actions] qui réussissent et le faire savoir.” Il en a fait l’un des axes stratégiques de sa mandature. Espérons que l’effort portera ses fruits, car “il est dommage que des chantiers sur lesquels nous sommes très forts ou bien des rapports sur lesquels nous avons mis beaucoup de matière grise, comme le rapport Michaud sur la pérennité des entreprises”, soit laissé lettre morte, alors que ce dernier est d’un intérêt vital pour toutes les entreprises. Par cette valorisation plus forte du tourisme, André Marcon souhaite aussi montrer que ce secteur est un enjeu majeur pour le pays et peut aider à favoriser la croissance nationale.
Évelyne de Bast